Synopsis
Le doublé du Losc et toute la saison de ligue 1. Les triplés de Sow et son titre de meilleur buteur ; la deuxième place de l'OM ; l'OL qui accroche in extremis le tour préliminaire de la Ligue des champions ; la bonne tenue du PSG ; les Girondins de Bordeaux, en crise ; la relégation de l'AS Monaco. L'équipe de france en reconstruction, les victoires contre l'Angleterre et le Brésil ; Benzema enfin buteur ; Gourcuff et Mexès trouvent leur place. Une ligue des champions de toute beauté. Le Barça au sommet ; Messi, l'hyper joueur ; Guardiola, l'héritier de Cruyff ; le Real Madrid bourreau de Lyon ; l'OM sorti avec des regrets ; Auxerre paie pour apprendre. Et aussi la Ligue 2 avec la montée fantastique d'Evian-TG et de Dijon ; la Coupe de la Ligue reste à Marseille ; la belle aventure de Chambéry en Coupe de France ; les Championnats étrangers ; une Ligue Europa 100% portugaise ; les états généraux du foot français ; l'affaire des quotas, la nouvelle formule du Ballon d'Or. Les plus grands moments de la saison 2010-2011 à travers les meilleurs articles et les plus belles photos du journal l'Equipe. Tous les résultats, tous les classements.
Extrait
CHAMPION, UN DUR MÉTIER
L'ÉQUIPE DU 8 AOÛT 2010. Le champion de L 2 a logiquement puni celui de L 1. Marseille a complètement raté son entrée en matière.
De notre envoyé spécial à Marseille, JEAN-MARC BUTTERLIN
LE TROPHÉE des champions, très particulier, qui a opposé le lauréat de la L 1 et celui de la L 2 s'est offert au promu. Les absences de Diawara, Brandao et Heinze expliquent-elles à elles seules les divagations collectives de l'équipe de Deschamps ? Les préparations imparfaites de Valbuena, Taiwo et Mbia suffisent-elles à justifier la lourdeur d'ensemble de l'équipe, ses difficultés sans nom à prendre le jeu à son compte ? Ce serait faire peu de cas d'une équipe de Caen, privée de sept joueurs au point de ne pouvoir inscrire que seize noms sur la feuille de match (au lieu de dix-huit).
Même en finissant avec quatre joueurs de champ titulaires de la fin de saison dernière, FOM avait le personnel pour réussir son premier match. Il l'a pourtant laissé filer au profit d'une formation caennaise qui ne s'est jamais cachée et qui a magnifiquement exploité les tourments de son adversaire.
INTENABLE EL-ARABI
L'OM s'était déjà extirpé avec chance d'une première mi-temps jamais vraiment maîtrisée. Les trop nombreuses pertes de balle d'un Lucho furent alors le symbole d'une équipe gênée par la garde haute des Caennais qui n'ont laissé qu'une occasion aux Marseillais. Lucho choisissait de piquer le ballon devant Thébaux, resté debout, après une remise de Niang (15e). Au-dessus. A. Ayew resta bien le seul à sembler pouvoir bousculer la défense de Caen. Avec un formidable culot, le champion de L 2, en ordre bien plus compact que son adversaire, utilisant mieux les côtés, aurait alors mérité de mettre le nez devant. Mais El-Arabi, intenable chaque fois qu'il repiquait, et Mollo manquèrent de chance, en proue d'une équipe où le rôle de Seube entre la défense et le milieu était essentiel.
Mollo toucha même le poteau droit de Mandanda (24e). Deux sorties manquées du gardien marseillais faillirent profiter à Nivet (39e) et El-Arabi (40e). Un dernier tir du même El-Arabi au ras du poteau (42e) consigna les tourments phocéens. La morve pendait au nez de l'OM. On ne trouva donc rien à redire lorsque Seube, que personne ne jugea utile d'attaquer, moucha de vingt mètres un Mandanda très en retard sur son intervention (53e). Ce but était à l'image de Marseille, trop absent dans la conquête du ballon. Sans un retour d'Azpilicueta dans les pieds de Mollo (58e), Caen aurait même pris un avantage sans doute déterminant. Ben Arfa et Samassa venaient d'entrer en jeu : des jours comme ça, on compte même sur ceux qui ne comptent plus vraiment. Les deux hommes tricotèrent une égalisa tion entachée d'un hors-jeu de Samassa qui s'était débarrassé de Sorbon et Thé-baux (77e). Niang manquait le break (78e) avant que toutes les errances de la défense phocéenne n'éclatent à nouveau en pleine lumière. Esseulé au second poteau, El-Arabi redressait de la tête le centre de Ya-tabaré (2-1, 85e). El-Arabi, voici un jeune homme dont il est conseillé de ne pas oublier le nom et qui aura concentré sur sa seule personne tout l'enthousiasme et l'imagination qui ont manqué à l'OM.
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