Synopsis
Indépendant, engagé et unique, le guide d'achat indispensable pour avoir accès aux meilleurs vins, aux meilleurs prix. Radical, peu soucieux des critiques, Patrick Dussert-Gerber est fidèle depuis 28 ans à un principe : l'éthique. Sa force, c'est sa passion : celle de défendre des vins marqués par leur terroir et le talent des hommes et des femmes, des vins qui ont une " âme " et ne répondent pas à une logique commerciale. Son atout principal : sa présence sur le terrain durant plus de 6 mois, à la rencontre de centaines de vignerons. Avec plus de 10000 vins dégustés et 1800 producteurs sélectionnés, ce guide propose au connaisseur, à l'amateur et au consommateur le meilleur rapport qualité-prix-plaisir et une approche complète du monde du vin. Les classements par région (1ers grands vins, 2e grands vins, 3e grands vins), véritables " coups de cœur " de l'année de Patrick Dussert-Gerber ; les valeurs sûres, les nouveaux producteurs sélectionnés ; les conseils à l'achat : juger un prix, connaître la vraie valeur des millésimes, se méfier des concours et des vents en " primeur ", des vins surcotés ou " dopés ", associer les vins et les mets, faire le bon choix dans chaque région...
Extrait
CE QUE VOUS DEVEZ ABSOLUMENT
SAVOIR SUR LE VIN
Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi, nous avons une éthique : elle s'exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l'apprentissage des vins, l'information, demandent du temps, de l'argent, de la patience, de la passion, de l'intérêt. Cette éthique s'exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu'il y a aujourd'hui deux mondes du vin, deux options : l'une où l'éthique prime, l'autre purement commerciale. D'un côté donc, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou "putassiers" en prenant les consommateurs pour des idiots. En face, n'importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l'on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n'écrit pas un roman ou on ne compose pas une oeuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l'on est inspiré et que l'on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir entre le fait d'encenser les vins "dopés" et celui d'aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l'homme.
Lutter contre la mondialisation du goût
On se bat contre la mondialisation de la "malbouffe", et pour le vin c'est encore plus fondamental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n'est fait qu'à l'aide de vinification ultra-sophistiquée n'a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n'est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s'exprimer la Nature que d'utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d'une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l'occasion de dépersonnaliser les crus, de "lisser" les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel "critique" du moment. Un vin digne de ce nom, c'est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l'esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philosophique, humaine ou sportive.
Le respect des autres en rejetant l'indécence
En parallèle, on est loin du temps de l'arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu'il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l'on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c'est tout à leur honneur) comprenant que l'on ne peut plus, aujourd'hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l'exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n'est plus le simple révélateur de qualité. L'époque n'est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c'est-à-dire de "mouiller la chemise" pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c'est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d'un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd'hui dépassée puissent se faire des soucis.
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