Horace Finlay. Cet article n’est pas disponible.
Langue : français
Edité par Librairie Artheme Fayard, FR, 2018
- Livre broché
- Neuf

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Etat: Neuf
EUR 69,70
N° de réf. du vendeur LU-9782213596723
- Titre
- Horace Finlay
- Auteur
- Eric Bussierd
- Éditeur
- Librairie Artheme Fayard, FR
- Année de publication
- 2018
- État de l'article
- New
- Reliure
- Paperback
- Langue
- français
- ISBN à 10 chiffres
- 2213596727
- ISBN à 13 chiffres
- 9782213596723
Ce grand brasseur d'affaires réunit en sa personne toutes les complexités d'une époque riche des tensions et transformations qui ont accompagné la naissance de la France du XXe siècle. A la fois proche du modèle du banquier privé millionnaire et de celui des managers de notre temps, il mobilise à la tête de la célébrissime Banque de Paris et des Pays-Bas des moyens d'influence et d'action qui le placent au carrefour des principales instances de décision de la France de l'entre-deux-guerres. Qu'il s'agisse de l'avenir du franc, de choix de stratégie industrielle, de grande politique internationale voire de politique intérieure, Horace Finaly s'imposa comme l'un des interlocuteurs les plus écoutés d'Edouard Herriot, de Paul Painlevé, de Raymond Poincaré ou de Philippe Berthelot.
Mais le souci dynastique ou l'attrait pour la richesse lui furent complètement étrangers tandis que sa formation, ses amitiés de jeunesse et son goût pour la littérature auraient pu l'attirer vers un tout autre destin. L'unité du personnage réside sans doute dans l'adhésion profonde du jeune homme qu'il était au temps de l'affaire Dreyfus à la culture et aux valeurs de la France républicaine. C'est ce choix délibéré qui lui fit gagner l'estime et l'amitié de la génération de nouveaux talents littéraires qui marquèrent le tournant du siècle. Il détermina ensuite les grandes options prises à la tête de sa banque afin de promouvoir les intérêts du pays au lendemain de la Grande Guerre et l'appui aux hommes politiques qui incarnaient le mieux les convictions qui étaient les siennes.
Eric Bussière est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Artois. Spécialiste d'histoire des relations économiques internationales et d'histoire des banques, il a publié ces dernières années La France, la Belgique et l'organisation économique de l'Europe, 1918-1935 (1992) et Paribas, l'Europe et le monde (1992).
« Synopsis » peut appartenir à une autre édition de cet ouvrage.
Revue de presse
Marcel Proust (un de ses amis d'enfance) et Jean Giraudoux s'en inspirèrent pour leurs personnages de banquiers. La presse d'extrême droite vilipendait "Horace Ier, roi de la République", et le grand public lui prêtait un pouvoir de vie ou de mort sur les ministères: Horace Finaly, directeur général - et patron de fait - de la Banque de Paris et des Pays-Bas de 1918 jusqu'à sa démission en 1937, fut une des figures légendaires de l'entre-deux-guerres.
Cette biographie vivante et très documentée lui rend justice sur certains points: homme d'influence, Finaly fournit son expertise et son appui à un personnel politique désemparé par les crises financières, notamment lors du krach de 1929.
A une époque où l'information financière était incertaine, et où les agences de notation n'existaient pas, Finaly avait fait ses classes en allant vérifier sur place la fiabilité des débiteurs, en Bulgarie, au Japon ou ailleurs.
Plus tard, il conservera cette vision géopolitique, en se rangeant souvent du côté du Quai d'Orsay contre le ministère des Finances, ou en prenant très vite acte de la montée inéluctable de la puissance américaine face à une Angleterre déclinante. Certes, les moeurs financières de l'époque n'étaient pas des exemples de vertu.
Pour assurer les relations de Paribas avec la presse, Finaly fit appel au commandant Nusillard, responsable... de la censure pendant la Grande Guerre - ce qui ne l'empêchait pas d'entretenir d'excellentes relations avec les journalistes.
Appuyé notamment sur les budgets de publicité financière et sur les associations nouées avec Havas (agence de presse et régie publicitaire) et Hachette (principal diffuseur de presse), le dispositif était fort efficace. Pour vanter les mérites de l'emprunt lancé par le Cartel des gauches en 1924 et piloté par la banque, Paribas fit publier plus de cent articles en une quinzaine de jours!
Pour lui-même, cependant, Finaly était d'une discrétion farouche: il n'accordait presque jamais d'interview, et refusait de diffuser des photos de presse. Un journal publia un espace blanc, avec cette légende: "Emplacement prévu pour le portrait d'Horace Finaly". Un goût du mystère qui ne pouvait que renforcer sa réputation de faiseur de rois. --Lionel Steinmann-- -- L'Expansion
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