<p style="text-align:start;"><span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">Le point de départ du roman serait une farce faite à un ami, le marquis de Croismare, pour le convaincre de rentrer à Paris. En 1760, Diderot imagine qu’
une religieuse fait appel par lettres au marquis pour l'aider à se faire relever de ses vœux. Suzanne Simonin, enfermée dans un couvent sans vocation, raconte sa vie et ses vœux forcés pour attendrir de Croismare.</span> <span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">Homme des Lumières, celui-ci vole au secours de la jeune femme...</span>
<p style="text-align:start;"><span style="color: rgb(0,0,0);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">Pris à son propre jeu, Diderot finit par composer les mémoires que Suzanne Simonin était censée avoir écrites à l'attention de Croismare.</span>
<p style="text-align:start;"><span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">
Inspiré de faits réels,</span> <span style="color: rgb(0,0,0);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">
ce roman d'une destinée malheureuse et d'une impitoyable vérité</span> <span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">
défend le droit de chacun à disposer de lui-même et condamne l’aliénation religieuse.</span> <span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">« Je ne crois pas qu'on ait jamais écrit une satire plus effrayante des couvents », avouait Diderot.</span>
<p style="text-align:start;"><span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">D’abord diffusé en feuilleton dans la</span> <span style="color: rgb(35,34,33);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">Correspondance littéraire</span><span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">, il n’est publié pour la première fois qu’en 1796, après la mort de Diderot.</span>
<span style="color: rgb(68,68,68);background-color: rgb(255,255,255);font-size: 18px;font-family: sofia-pro, sans-serif;">Le roman est complété par de nombreuses illustrations de Pascal Croci.</span>
Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d'art, critique littéraire et traducteur. Diderot est reconnu pour son érudition, son esprit critique et un certain génie. Il laisse son empreinte dans l'histoire de tous les genres littéraires auxquels il s'est essayé : il pose les bases du drame bourgeois au théâtre, révolutionne le roman avec Jacques le Fataliste et son maître, invente la critique à travers ses Salons et supervise la rédaction d'un des ouvrages les plus marquants de son siècle, la célèbre Encyclopédie. En philosophie également, Diderot se démarque en proposant plus de matière à un raisonnement autonome du lecteur plutôt qu'un système complet, fermé et rigide. Mal connu de ses contemporains, tenu éloigné des polémiques de son temps, peu enclin à la vie des salons et mal reçu par la Révolution, Diderot devra attendre la fin du XIXe siècle pour recevoir tout l'intérêt et la reconnaissance de la postérité dans laquelle il avait placé une partie de ses espoirs. Certains de ses textes sont restés inédits jusqu'au XXIe siècle et l'édition moderne de ses œuvres complètes entamée par l'éditeur parisien Hermann en 1975 n'est pas encore achevée.