A Silent Voice T01 (1)
Langue : français
Edité par KI-OON, 2015
Série : Livre 1 sur 7 - A Silent Voice
- Occasion

Vendeur : Zoom Books East, Glendale Heights, IL, Etats-UnisZoom Books East
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N° de réf. du vendeur ZEV.2355927715.VG
- Titre
- A Silent Voice T01 (1)
- Auteur
- Oima, Yoshitoki
- Éditeur
- KI-OON
- Année de publication
- 2015
- État de l'article
- very_good
- Langue
- français
- ISBN à 10 chiffres
- 2355927715
- ISBN à 13 chiffres
- 9782355927713
- Série
- Livre 1 sur 7: A Silent Voice
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d'un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d'elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l'abandonner, laissant sa mère l'élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s'emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s'intégrer dans ce nouvel environnement, rien n'y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu'au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l'intervention du directeur de l'école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable...
Un manga pas comme les autres, qui réussit avec brio à parler de handicap de manière juste et touchante !
« Synopsis » peut appartenir à une autre édition de cet ouvrage.
Revue de presse
Critique 1
Nous ne sommes qu’au premier mois de cette année 2015, mais s’il y a bien un titre que de nombreux lecteurs assidus de mangas attendaient de pied ferme en ce Nouvel An, c’est « A Silent Voice », le premier titre de Yoshitoki Oima, mangaka en herbe puisque la demoiselle n’a que 25 ans et fait de sa première œuvre un véritable succès. Les raisons ? Un sujet soulevé grave, inhabituel pour un magazine de prépublication shônen, mais aussi les scores fulgurants de la série qui a dominé le Shônen Magazine, devançant même l’Attaque des Titans. C’est donc l’âme curieuse, mais aussi avec le sentiment que nous n’aurons pas affaire à une lecture comme les autres que nous ouvrons ce premier volet. Et, en effet, notre sentiment positif va vite se confirmer, page après page.
Shoya, élève de CM2, pense que la vie est un grand combat contre la morosité. C’est pourquoi il entraîne chaque jour ses camarades dans des défis tous plus turbulents les uns que les autres, et ce n’est pas en se faisant passer à tabac par un garçon plus âgé que son mode de vie changera. Pourtant, son existence va bien prendre un tournant différent lorsque la jeune Shoko intègre sa classe. Normale en apparence, la demoiselle est pourtant malentendante, poussant son entourage, élèves comme professeurs, à adopter un comportement différent pour communiquer avec elle. Voilà une belle curiosité pour Shoya qui va trouver ici un moyen de s’amuser, ni plus ni moins. Mais les brimades envers Shoko vont se révéler collectives et tous ne vont pas réagir de la même manière, y compris lorsque le harcèlement sera d’une ampleur plus importante...
Ce qui interpelle directement au début de notre lecture, c’est le découpage du récit. Les premières pages nous présentent un Shoya adolescent, en pleines retrouvailles avec Shoko. Lorsque l’intrigue nous projette dans le passé, lors de l’année de CM2 du protagoniste, on se doute que ce passage de la série sera éphémère afin de bien nous situer les relations entre les personnages, leur psychologie d’antan et ce que chacun aura vécu au fil des années.
C’est ensuite que l’histoire prend son temps en plantant le personnage de Shoya, ou plutôt celui qu’il était lors de sa dernière année de primaire. Le préado est casse-cou, nous le comprenons, et la vie n’est pour lui qu’un terrain d’amusement et de défi, un trait de caractère du personnage essentiel pour que l’on comprenne ses réactions face aux éléments qui suivront. Car l’introduction de Shoya est suivie par l’arrivée de Shoko, une enfant malentendante, mais qui ne demande qu’à s’intégrer à sa nouvelle classe après avoir changé d’établissement scolaire à cause de brimades. On comprend alors que les ennuis commencent, d’abord pour Shoko puis progressivement pour le protagoniste.
On comprend assez rapidement que le thème de ce premier opus est le phénomène de « l’ijime », autrement dit la persécution d’autrui en milieu scolaire. D’autres séries ont tenté cette thématique, l’une des plus connues en France est Life. Mais A Silent Voice n’a pas pour vocation que de traiter des brimades et va plus loin par le biais du personnage de Shoko qui symbolise le handicap. Cela peut paraître anecdotique, mais cette caractéristique du personnage va jouer un rôle des plus importants et surtout impacter notre vision des évènements de manière conséquente. Car si la demoiselle est la proie de ses camarades, c’est bien parce qu’elle est malentendante, ce qui va créer un climat de malaise général aussi bien pour les autres élèves que pour les professeurs.
Le traitement de cette intrigue sonne juste, et c’est bien pour ça que la lecture nous affecte autant. Dans son récit, Yoshitoki Oima ne cherche pas à partir dans la surenchère pour simplement monter d’un cran dans la tension dramatique, comme Life a pu le faire en son temps, et la mangaka parvient ainsi à décrypter avec justesse toutes les problématiques liées à ce genre de maltraitances. Pour Shoya, brimer Shoko n’est qu’un amusement comme un autre, il voit en sa camarade un phénomène de foire, chose qui tend à démontrer l’incompréhension d’un handicap pour une jeune personne s’il n’y a pas assez de communication entre lui et ses tuteurs afin de diminuer le fossé de la différence. Shoya, comme démontré dans le premier chapitre, c’est l’insouciance de la jeunesse, le fait qu’un enfant cherche à s’amuser sans forcément penser à ses actes, chose qui peut avoir des conséquences sur le quotidien et le moral d’autrui. A côté de ça, un contraste se créer petit à petit entre le héros (ou l’antihéros, pour ce que nous voyons de lui actuellement) et ses camarades de classe, voir ses professeurs qui adopteront un certain comportement vis-à-vis de Shoko de manière très hypocrite. Cette hypocrisie est marquée de différentes manières selon les individus, et c’est sûrement la forme la plus cruelle de maltraitance qui est infligée à la jeune fille durant ce tome. Petit à petit, notre vision change du héros, de son comportement, tant on saisit la distance entre ses agissements et ceux des autres élèves. D’ailleurs, la situation finit par opérer un changement radical qui nous « conforte » dans notre frustration, notre colère et notre compassion pour les deux personnages principaux et contre cette injustice générale.
Ainsi, l’accent est fortement mis sur les brimades subies par Shoko tout le long du tome, ainsi que la descente aux enfers qui va petit à petit marquer Shoya dont le revirement de mentalité est explicité de manière rapide, mais néanmoins très convaincante. Ainsi, on peut penser que le ton de ce premier opus est particulier et que la suite de la série ne manquera pas de varier les manières d’aborder le sujet d’un handicap, et surtout le traitement de la relation entre Shoya et Shoko.
On le comprend assez vite, la série tournera autour des interactions entre les deux personnages principaux tout en développant une évolution logique à la relation entre les deux personnages. Amour ? Amitié ? Animosité persistante entre les deux ? Difficile de le dire clairement à ce stade de l’œuvre et bien que les couvertures très douces tentent de nous aiguiller, la crédibilité des rapports entre les deux personnages nous permet de penser que rien ne sera toujours très simple ni trop convenu.
Si on devait parler de ces protagonistes au cas par cas, on ne pourrait s’empêcher d’évoquer un attachement pour eux, bien que les deux cas soient nettement différents. La situation de Shoko est la plus évidente, car sa situation de handicapée invite évidemment à la compassion, mais c’est bien l’absence d’affirmation du personnage, sa candeur et sa gentillesse qui nous font nous attacher à elle comme on s’attacherait à une petite sœur, avec l’envie de protection que cela implique. En ce qui concerne Shoya, c’est nettement plus délicat puisqu’à première vue, le personnage n’inspire pas la plus grande sympathie et ce ne sont pas les méfaits du héros qui changeront notre point de vue. En revanche, au fil des chapitres et en observant le sort progressif du personnage, on parvient à mieux cerner ses erreurs et celui qu’il était autrefois, pour estimer une évolution logique qui nous permettra de l’apprécier sur le long terme. En revanche, difficile de s’attacher aux autres personnages qui comptent en leurs rangs leurs lots de pourritures et d’hypocrites, sans toutefois tomber dans la facilité et afin d’apporter une véritable critique sociétale.
Le dessin de Yoshitoki Oima est étrange à première vue. Le trait, bien que fin, semble manquer de précision, mais donne une ambiance à l’œuvre. Cela permet notamment à la mangaka de nous livrer des faciès très expressifs et rendre humains les différents personnages. Les contours, souvent épais, de ces mêmes personnages permettent de les mettre en relief dans le récit, rendant toutefois les arrière-plans obsolètes. Le style de l’auteure est ainsi original et empreint d’une certaine maturité pour un shônen. On a hâte de voir de quelle manière l’art graphique de Yoshitoki Oima évoluera.
Quant à la copie éditoriale, Ki-oon a fait un excellent travail, comme à son habitude. La traduction semble correcte, l’adaptation est efficace et fluidifie notre lecture, le tout sans coquilles ni bavures. Concernant le livre en lui-même, c’est du Ki-oon tout craché : le volume est plus épais et plus grand que chez d’autres éditeurs, et on apprécie l’impression de qualité sur un papier épais et plaisant entre les mains.
Très attendu par de nombreux lecteurs, souvent très curieux, le premier tome de A Silent Voice nous laisse presque sans voix. Le sujet abordé est grave, le ton est juste et les personnages vraiment humains, aussi bien de manière positive que négative. Voilà une série dont on dévorera les tomes, sans aucun doute. A Silent Voice est bien l’une de ces trop rares séries dont le premier tome a laissé votre serviteur... sans voix.
Critique 2
Tout au long de l'année 2014, une sorte d'ovni n'a pas manqué d'attirer l'attention en s'affichant régulièrement parmi les premières places des tops vente de manga au Japon. Il faut dire qu'avec ses couvertures aux teintes douces et son sujet délicat traitant du handicap, Koe no Katachi avait, d'emblée, de quoi intriguer. Mais au point de connaître un destin aussi incroyable, ça, on ne s'y attendait pas.
Pourtant, cette série, lors de sa création, n'avait sans doute pas grand-chose pour créer un tel phénomène, pas à cause de ses qualités, mais plutôt à cause de son sujet largement éloigné des considérations habituelles du shônen. D'ailleurs, quand son auteure, Yoshitoki Oima, remporte en 2008 et à seulement 18 ans un concours de jeunes auteurs chez Kodansha, il faudra ensuite attendre jusqu'en 2011 pour que l'éditeur décide enfin de laisser sa chance auprès du public japonais à ce sujet très sensible. Après un épisode "one-shot" accueilli très favorablement, en 2013 Kodansha accepte finalement de faire de Koe no Katachi une série à part entière avec un nombre prédéfini de tomes (6 ou 7, elle en fera finalement 7), ce qui présage d'emblée d'un scénario bien pensé et qui ne devrait pas s'égarer.
Et il s'avère que l'accueil très favorable du one-shot n'était qu'une prémisse : au fil de ses chapitres, la série n'a cessé de gagner en notoriété, ce qui fut particulièrement inattendu dans un magazine comme le Shônen Magazine, peu habitué à accueillir ce type de récit. Le phénomène ne désemplit pourtant pas, au point que la série parvient même à se classer à la première place du vote des lecteurs du Shônen Magazine, devant le mastodonte L'Attaque des Titans, et qu'une adaptation en film d'animation est en chantier pour 2015 !
Avec un parcours si atypique et séduisant, on attendait forcément la série en France avec une curiosité mêlée d'impatience. Et ce sont les éditions Ki-oon qui nous l'amènent sous le nom A Silent Voice, à grand renfort de publicités et de bandes-annonces bien fichues (ces trailers en deux versions, selon le point de vue de chacun des deux personnages principaux, donnent vraiment le ton).
En annonçant des retrouvailles visiblement loin d'être joyeuses entre les deux personnages principaux de la série, les premières pages intriguent d'emblée. Pourtant, le premier chapitre d'A Silent Voice commence tout à fait normalement. En faisant un bond de 6 ans en arrière par rapport aux toutes premières pages, on y découvre Shoya, jeune garçon en CM2 très loin d'être un élève modèle. Entre des cours dont il se fiche royalement, une mère coiffeuse aimante, mais peu autoritaire et une grande soeur volage qui change sans cesse de mec, il tente de tuer son ennui par tous les moyens avec ses deux amis Kazuki et Keisuke. Sauter du haut des ponts dans la rivière ou affronter de face un garçon trois fois comme lui, ça ne lui fait pas peur. Tout le premier chapitre s'applique à retranscrire le quotidien de ce gamin qui, coincé entre sa vie familiale peu palpitante et la vie à l'école avec ses camarades, enchaîne déjà les 400 coups... au risque de passer pour un sale gosse. Ultra classique, voire même assez cliché sur certains aspects (notamment le dénommé XXL...), ce début de série n'en est pas moins très efficace, car il nous immerge parfaitement aux côtés de ce jeune garçon, à grand renfort d'une narration immersive et d'une mise en scène à la fois sobre et travaillée (par exemple, la page où l'on voit de haut Shoya s'ennuyant dans sa chambre parvient à retranscrire l'étouffement du garçon via un cadre très fermé).
Mais le quotidien de Shoya et de toute sa classe change le jour où une nouvelle élève arrive. Elle s'appelle Shoko, et est sourde. Brimée dans son ancienne école à cause de son handicap, sa mère l'a changée d'établissement scolaire en espérant que ce drame ne se répète pas. Mais en face, comment réagiront les autres élèves, et plus particulièrement Shoya ?
La première réaction de Shoya face à cette surdité qu'il ne connaît pas est très parlante, puisqu'il crie haut et fort, instinctivement, son étonnement. L'étonnement devient vite de la curiosité, Shoya est celui qui s'interroge le plus, se demande jusqu'à quel point la jeune fille n'entend rien, va...
« A propos de ce titre » peut appartenir à une autre édition de cet ouvrage.
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