Michel Mouton

Ancien pilote de ligne, commandant de bord pendant trente ans avec environ 16 000 heures de vol; ancien pilote militaire, passionné d’aviation depuis toujours, j’ai commencé ma carrière aéronautique comme contrôleur aérien. Mais également intéressé depuis longtemps par l’ensemble des sciences humaines, c’est naturellement que je suis devenu concepteur de cours facteurs humains pour de nombreuses compagnies aériennes, facilitateur, instructeur et examinateur. Ce sont ces passions qui me conduisent à entreprendre et poursuivre une recherche dans ce domaine.

La série « le commandant de bord, facteur-humain structuraliste » introduit cette étude. Lors de celle-ci, il m’a paru nécessaire de sortir du modèle cognitiviste qui réduit l’homme à l’état de machine universelle pour le rendre, dans une approche structuraliste, à sa nature d’animal social singulier. Il convient donc de repenser l’étude sur le temps long, en tenant compte de la diversité des structures sociales et de l’ensemble des sciences et des observations humaines disponibles.

La seule psychologie cognitiviste ne peut rendre compte à elle seule de l’homme observé, souvent modélisé, parfois formaté. Toutes les autres sciences humaines doivent être convoquées et exploitées sauf à reproduire le platonisme conquérant et destructeur. Il faut également se départir des théories managériales inutiles et incertaines. Mais toujours se souvenir que le social ne peut être expliqué que par le social.

La série le facteur humain structuraliste décrit la théorie nécessaire à cette approche. Elle se décline pour l’instant en 4 volumes.

Le livre « Le commandant de bord, l’autorité » est le livre que j’aurais aimé recevoir lorsque je suis moi-même devenu commandant de bord et que j’aimerais offrir à chaque pilote qui devient lui aussi commandant de bord. Tout part de là, de la notion d’autorité, qui est bien plus que le concept réducteur et incertain de leadership avec lequel on la confond à tort.

Le livre « le commandant de bord la décision » n’est pas qu’une suite. il est aussi une réflexion pour l’instructeur facteur-humain ou pour le chercheur en sciences humaines. Quelles méthodes adopter, quelles précautions prendre sont envisagées ainsi que la réflexion sur soi-même, sur la recherche et son enseignement.

Le livre « le commandant de bord, l’autre comme unique action » est une réflexion sur le sujet de la communication et une ode au copilote. Il permet d’en finir avec la représentation erronée de la communication comme une flèche. Il élargit l’analyse transactionnelle et les incompréhensions qui souvent accompagnent sa pratique.

Le livre « l’airmanship » propose une définition qui nulle part n’existe d’un concept que tout le monde nomme sans savoir le définir. Il introduit deux concepts dérivés de la question du sphinx : le père-don et le père-dû. Le premier est la marque de l’audace. Le second est la voix de la tempérance.

La série « le commandant de bord » est une saga romanesque qui illustre par l’exemple l’ensemble de la théorie facteur-humain structuraliste. Le cadre social est décrit dans son interaction avec les individus. Des faits ordinaires qui conduisent à des situations extraordinaires permettent de comprendre la théorie facteur-humain. La volonté est d’analyser des faits connus plutôt que des accidents dont on ne sait pas tout.

Le livre « la question du Sphinx », premier roman facteur-humain, est un roman léger racontant la naissance d’une vocation, dans une ambiance d’aéro-club. Il s’agit d’aller à la racine du pilote, de comprendre sa genèse et sa différence. C’est aussi une illustration du concept d’autorité.

Le livre « le père-don » poursuit, avec les personnages de la question du sphinx, l’analyse de la nature du pilote dans une ambiance militaire. C’est une illustration du concept d’airmanship, basé sur l’audace et l’honneur.

Le livre « le père-dû » poursuit, avec les mêmes personnages, cette fois-ci dans une ambiance de compagnies aérienne, l’histoire. C’est une illustration de l’airmanship basé sur le devoir et la responsabilité.

Le livre "perds le non de mon père" termine la saga en se confrontant au monde du low-cost.

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