Bonjour à tous
Journaliste de formation, je me suis lancée dans l'écriture littéraire voici une dizaine d'années. "L'impossible oubli", paru fin août 2017, est mon cinquième ouvrage. Tous ont été publiés par les éditions De Borée et, pour certains, France Loisirs, le Grand Livre du mois et les éditions en gros caractères A Vue d'oeil.
Ce nouveau roman débute peu après la Libération, dans une France qui cherche à se remettre en ordre, et se poursuit sur une trentaine d’années, jusqu'en 1975. Comme d’habitude, les événements historiques vont jouer un grand rôle dans le destin des protagonistes.
Carmen, jeune institutrice, a sauvé un petit garçon juif durant la guerre, et dans mon récit, je me suis interrogée sur « l’après » : comment vivre lorsque toute sa famille a été anéantie dans les camps et qu’on se retrouve tout seul ? Comment surmonter un tel traumatisme ? C’est ce que vont avoir à affronter mes personnages.
L'intrigue est construite pour être lue indépendamment, mais elle est aussi la suite (et fin) de la saga commencée avec « L'Éventail d’ivoire » et poursuivie avec « La Chevelure d’ébène ». C'est pourquoi on y retrouve Carmen et Simon, son petit protégé.
Bien sûr, de nouveaux visages vont apparaître, chacun portant un point de vue. Si Carmen est catholique et Simon juif, Grégoire apportera la vision de l’athée. Quant à Marthe et Sarah, elles représentent les deux facettes de la société israélienne face au problème palestinien. On retrouvera aussi la mère Michalon et les Fougerolles, rencontrés dans les romans précédents. Tous traverseront différemment les mutations de la société et les transformations de l’environnement et des modes de pensées.
Evidemment, tout cela reste un roman, et il y aura –forcément !- de l’amour, de l’apprentissage, des joies, des désillusions, des drames… Tout ce qui fait une belle histoire, même si elle est parfois tragique.
"La Chevelure d'ébène", suite de "L’Éventail d'ivoire", est parue en 2013.
Là aussi, de nombreux éléments réels de l'époque se mêlent à la fiction.
La France est occupée. Jean-Baptiste est mobilisé dans les Ardennes, et Carmen, devenue institutrice, va tout mettre en oeuvre pour sauver Simon, un petit Juif de 6 ans, dont les parents ont disparu dans la "rafle des notables" de janvier 1942.
Pour le soustraire aux nazis, Carmen traversera la moitié de la France, de Vichy à Palavas les Flots, en passant par Sète et Saint-Etienne.
Elle sera aidée par le jeune Frère Sylvestre qui ressemble tant à Jean-Baptiste, mais qui est promis à Dieu. Seulement, l'amour vient parfois se nicher là où on ne l'attend pas.
Malheureusement, l'époque n'est propice ni à la romance, ni aux petits enfants juifs...
"L'éventail d'ivoire", sorti en 2011, est le premier tome de cette histoire.
Il retrace la vie d'une famille espagnole aristocrate qui va se déchirer à la mort du grand-père, Dioscoride, patriarche qui tenait d'une main de fer ses usines et sa lignée.
La benjamine, Beatriz, ruinée par ses frères et sœurs, devra émigrer en France avec son mari Anton et leur petite Carmen.
L'histoire commence dans les années 1925, pour se terminer à l'aube de la seconde guerre mondiale. Les événements de l'époque : grande dépression, guerre d'Espagne, Front populaire, vont jouer un grand rôle dans le destin de mes personnages, et surtout de Carmen, héroïne centrale autour de laquelle j'ai axé mon récit.
Ballottée de Sète à Saint-Etienne, puis à Vichy, elle va devoir affronter un parcours auquel elle n'était nullement préparée.
Ce roman raconte le destin de tous les émigrés, fait de petits bonheurs et de grands malheurs, d'espérance et de désillusions. Beaucoup de lecteurs y retrouveront sans doute des fragments de leur propre histoire, ou de celle de leurs parents, ou grands-parents.
Bien sûr, si mes deux premiers livres étaient drôles, ces trois romans sont beaucoup plus sérieux et poignants.
Mon premier livre, "Le temps d''un été", paru en 2005 relate les aventures d'Hèléne et Armand, deux gamins de 9 et 10 ans, liés par une amitié sans faille, et prêts à toutes les bêtises que pouvaient inventer deux enfants, lâchés dans la campagne des années 50. Le ton est très drôle et espiègle, et le récit vise surtout à procurer un bon moment de détente.
L'histoire plait autant aux plus jeunes, qui peuvent s'identifier aux petits héros, qu'aux adultes, qui se souviendront avec nostalgie de leur propre enfance.
C'est aussi l'occasion, pour les enfants, de découvrir une époque qu'ils ne connaîtront plus, et de savoir "comment on faisait sans télé, sans portable, et sans jeu vidéo". Je fais fréquemment des interventions dans les écoles et les collèges à propos de ce livre, et la question m'a été souvent posée !
"L'Echappée belle" met en scène les mêmes petits personnages, mais ils ont grandi. Hélène va aider son copain Armand à s'offrir enfin le vélo dont il rêve, et dont sa mère ne veut pas entendre parler.
Puis tout va se gâter car, du haut de ses douze ans, elle va connaître le coup de foudre pour un beau militaire revenu en permission de la guerre d'Algérie. On se doute que ses tentatives de conquête ne connaîtront pas un franc succès, mais qu'Armand, en revanche, verra tout cela d'un très mauvais oeil.
Ces deux livres forment un ensemble, mais peuvent être lus séparément sans problème. On les a parfois comparés à "La gloire de mon père" et au "Château de ma mère" : cela m'a fait un immense plaisir.
Personnellement, je me suis bien amusée en les écrivant, et des lecteurs m'ont assuré avoir beaucoup ri en me lisant.
Vous désirez me connaître davantage ? Voici l'adresse de mon blog, ou vous pourrez aussi m'écrire :
http://christine-navarro-auteur.blogspot.com/
A bientôt.
Christine Navarro