Après des études d’art classique en peinture (école des Beaux-Arts) et en architecture (génie civil), Christophe Luxereau se consacre à la photographie à partir de 1986. Il travaille l’image numérique dès 1995 pour développer le thème de la relation à la machine électronique. Cette relation établit de nouveaux codes, d’autres comportements et de nouvelles icônes. Le photographe est un cinéphile et lecteur familier des maîtres de science-fiction, base de son univers visuel. Il ira vivre dix ans au Japon pour s’immerger un peu plus dans l’un des berceau de la cyberculture mondiale. Il sera lauréat du concours international de design robotique à Osaka en 2006. Le monde, la mode, qu’il côtoie de façon professionnelle lui inspire des hybridations entre design et haute couture. Son travail pose une réflexion sur l’idée de la beauté artificielle véhiculée par la publicité cosmétique et de luxe. La pratique du graphisme 2D et 3D accentue la réalité virtuelle de ses créations. Chaque série est une étape, une expérience technique et esthétique.
Chacune de ses expositions donne lieu à une mise en espace des oeuvres pour immerger le spectateur au coeur de ses visions. Si la photographie est le terreau de ses créations, il investit la vidéo et les techniques traditionnelles pour élargir son champ des possibles. En 2006, il reçoit un prix du design au Japon pour ses recherches prospectives sur la robotique zoomorphique.
Il écrit la nouvelle "OMBRE" dans la continuité de ses recherches et des articles publiés en France ou aux Etats Unis. Celle ci donnera lieu à un court métrage éponyme.
L’oeuvre de Christophe Luxereau se regarde comme un jardin dont chaque création fait partie d’un ensemble devenant au fûr et à mesure du temps un paysage à part entière, constitué de visions post-humaines.