Maïa Brami est écrivain et journaliste. Elle dirige des ateliers d’écriture tous publics, notamment au MAHJ (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme) et a développé trois ateliers pédagogiques à destination des scolaires, qu’elle anime depuis 2009 au Mémorial de la Shoah.
Les thèmes de prédilection de son œuvre sont la jeunesse (enfance comme adolescence), la femme, corps et âme, et son regard d’artiste sur l’art et les artistes. Son œuvre est traversée par un souci constant d’abolition des frontières, entre les cultures et les formes d’art - témoin entre autres la collection poétique Arts en Résonance, qu’elle a dirigée aux éditions Caractères.
La jeunesse, elle en explore le thème dès son premier roman Vis ta vie Nina (Grasset Jeunesse), couronné en 2002 du Prix Chronos. Suivra plus d’une douzaine de titres en édition jeunesse, traduits en plusieurs langues. Citons parmi eux Norma (Folie d’encre), Prix du Premier Roman de la 20e édition du Festival de Chambéry 2007. L’œuvre explore déjà la complexité de la féminité et de la maternité, à travers la question du syndrome de Münchhausen par procuration.
Féminité et maternité sont des thèmes encore creusés dans des œuvres aux formes diverses : le recueil de poèmes Pour qu’il advienne (Caractères, 2010), le témoignage La vie refusée (L’Ixcéa, 2012), le roman L’inhabitée (L’Amandier, 2015), la biographie romancée Paula Becker la peinture faite femme (L’Amandier, 2015), comme l’anthologie Dans le ventre des femmes (BSC Publishing, 2012), ayant eu prolongement dans l’exposition éponyme à Paris en octobre 2012 (Galerie 59 Rivoli).
Enfin, outre son ouvrage sur Paula Becker, Maïa Brami tisse son œuvre d’artiste sur l’art, à travers son essai sur Jean Cocteau, Lettre au poète (Belin, 2014), ou encore sa collaboration avec divers orchestres et compositeurs (Camerata Zürich, Sur un sentier recouvert, création au Festival de Lucerne 2017, Je vois votre visage comme une nuit, récitatif hommage à Giacometti, fruit d’une collaboration avec le violoncelliste et compositeur suisse Thomas Demenga, créé à Berne en 2019).
Avec Tout va bien se passer, créé au Théâtre de la Reine Blanche à Paris en 2018, Maïa Brami aborde la forme théâtrale, enrichissant ainsi encore la forme de l’expression de son œuvre, qui se veut et se révèle forte, percutante, et sensible.
Lauréate de plusieurs bourses d’écriture, dont la Bourse d’Encouragement du CNL à ses débuts, elle a reçu en 2018 une Résidence d’Auteur île de France.
Impliquée dans la défense des auteurs et de leurs droits, Maïa Brami a été vice-présidente de la Charte des Auteurs et Illustrateurs de Jeunesse, puis sa Secrétaire Générale entre 2014 et 2016.