Né au milieu du siècle dernier.
Pérégrinations dans le Nord, la région parisienne et la Bretagne : Rennes, Quimper, Douarnenez, Landerneau.
Vers la fin des années 1900, un curieux besoin le pousse à pianoter sur un clavier. Des romans et des nouvelles s’entassent dans ses tiroirs, l’écriture, c’est comme tout, ça s’apprend…
Un jour, à son grand étonnement, un éditeur accepte son manuscrit, «Paris-Brest», envoyé par la poste. Le premier livre édité, c’est beau comme un commencement.
Ne s’inspire pas de la réalité pour écrire car elle n’existe plus. Il préfère ses avatars postmodernes diffusés à profusion par la télé, internet, la presse, le cinéma, le novlangue et l’art contemporain comme, par exemple, Paris-Plage (pourquoi n’y a-t-il pas de marée noire ?), la Vélorution (pas de lutte, pas d’enjeu, juste un simulacre de combat pour un idéal creux), la foi dans le progrès (il y a encore des gens qui croient au progrès, c’est incroyable), Disneyland (qui sert à se persuader qu’à l’extérieur, c’est différent), les journées de (voir Océano Police)… On s’amuse beaucoup, ces temps-ci.
Se demande comment on a pu passer de Louise Michel à Ségolène Royal, de René Dumont à l’hélicologiste, de la république à l’arrêt public, de la chienlit à la caillera, du suffrage universel à la machine à voter, du nous au je.
Aime la compagnie de Lash, Murray, Chomsky, Orwell, Michéa, Baudrillard… car comme tous ses semblables, il a besoin de vénérer ce qui lui est inaccessible.
Aime (bis) l’absurdité du vingt heures, ses fausses informations, ses radiotrottoirs, ses légendes urbaines, sa futilité.
Aime (ter) l’envers du décors, la lutte des classes.
Croit en la nécessité du rire. Quels autres moyens que la dérision et le ridicule pour mettre à nu la perversion du totalitarisme ambiant ?
Fait sienne la devise de Philippe Murray « La littérature doit servir à nous dégoûter d’un monde que l’on n’arrête pas de nous présenter comme désirable. »
Dispose d’un site internet et d’un faux blog : www.daubrege.fr