Claude-Yves Bailly

http://rcf.fr/actualite/claude-yves-bailly-la-presentation-de-son-roman-la-carriere-et-lenfant

Claude Yves Bailly

Je suis Fils de Mineur.

Mon Père a travaillé à la carrière de Grozon, je l'ai vu dans tout ce qu'il a donné à la Mine et ce que la Mine elle, lui a apporté, imposé...etc.

La seule parade à ce dur labeur, l'entourage familial et la formidable solidarité entre Mineurs.

Mon livre est un ROMAN dont la trame est déroulée sur le filigrane de la Catastrophe du Mont Rivel.

Vous savez, chaque enfant ou Proche d'un homme qui exerce le métier de Mineur a, comme une épée de Damoclès sur son quotidien, « son Mont Rivel à lui ».

J'ai choisi délibérément de ne pas tomber dans la narration d'un fait divers aussi cruel soit-il, mais d'aborder la catastrophe minière du Mont Rivel par le regard d'un enfant de 8 ans lequel au moment de la tragédie joue dans la cour de l'école, tombe et se retrouve dans le coma.

C'est lui, enfant de Mineur qui, au cours de son "sommeil" va "s'approprier" les heures, les jours, les semaines, le lieu... les émotions de la catastrophe en se glissant dans l'action afin de nous transmettre le ressenti, les espoirs, les craintes, l'état d'esprit de tous les protagonistes de cette histoire.

Le gamin va nous faire partager son Regard à la fois sur les Mineurs prisonniers des entrailles de la terre, sur leurs familles dans l'attente, sur les sauveteurs dont des Mineurs d'autres Régions de Bassins miniers.

Un « Regard » sur toutes celles et ceux qui attendent, agissent afin de délivrer ces hommes.

Un « Regard » jusqu'à imaginer se retrouver aux côtés du Préfet quand ce dernier est confronté à prendre l'ultime décision... arrêter les recherches...

L'interrogation de l'enfant :

Son Père, il l'a vu travailler dans une carrière souterraine, la même que celle de Champagnole.

Son coma va le conduire et l'emmener à faire des transferts et de lieux et de personnages.

La question : où se trouve "son Mont Rivel à lui" ?

Cet enfant qui un jour a entendu son Père raconter l'annonce d'une vérité historique qui a traversé toutes les générations de Mineurs de la Carrière où il travaillait (cela apparait dans le livre)

"C'était une entreprise allemande qui en 1913 avait construit le téléphérique qui transportait dans des bennes, la pierre jusqu'à l'usine où elle était transformée.

Quand les monteurs du téléphérique, des hommes d'origine allemande, sont partis, à la fin de 1913 cette phrase qu'ils ont "jetée" aux Mineurs de l'époque a rebondi sur toutes les générations de Mineurs qui ont suivi et a suscité un grand frisson:

"De toute façon l'on va bientôt se revoir" ; et un an plus tard...

Mon livre en faisant référence à cela est aussi une façon, pour moi de rendre un autre hommage, en cette année anniversaire de la Grande Guerre ; à Tous Ceux qui sont tombés des deux côtés de la liberté.

Une Allusion aussi à la fragilité de cette liberté quand elle est confronté à la "stupidité" de la guerre quand on sait que des ingénieurs allemands, du matériel allemand ont participé activement à secourir les Mineurs...Là, nous étions le Nous étions le 27 Juillet 1964...

Un formidable pied de nez à l'Homme capable du meilleur comme du pire...

Fils de Mineur, peut-être cette proximité m'a t-elle aidé à écrire ce Roman ; en tout cas c'est naturellement que je l'ai écrit.

Si cela me donne une quelconque légitimité ? Non, en faut-il une ? Simplement c'est pour avoir grandi autour d'un Père, Mineur, entre lumière et ténèbres que j'ai trouvé, par ce Roman, l'encrier où j'ai plongé ma plume non pas à la recherche d'un exutoire mais par l'une des expressions de ma mémoire. Quand je pense au mot Mineur, un seul autre mot me vient à l'esprit : Respect.

Le reste...commence...au début du livre...

Quant à mes droits d'Auteur, c'est très important pour moi, je vais les partager avec une Association (Make- A Wish France) qui s'occupe de réaliser les rêves d'Enfants malades.

C'est ma façon à moi en ajoutant mon petit maillon à cette Chaîne de Solidarité de participer à la concrétisation de ces rêves d'Enfants malades.

Merci à Toutes Celles et Ceux qui, en découvrant mon Roman et mon style d'écriture, soutiendront, comme je le fais, humblement, l'Association « Make a Wish France » afin qu'Elle puisse encore mieux faire Vivre les Rêves d'Enfants malades.

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