Née à Bordeaux au moment de la guerre, elle part à l'âge de six ans pour l'Afrique. Françoise Leclerc a vécu toute son enfance à Fatick, territoire des Serères animistes. Son beau-père était médecin militaire. La famille composée des trois enfants et des parents vivait au premier étage d'un dispensaire de brousse.
Elle n'allait pas à l'école mais dit-elle : « je parlais le wolof, je pouvais me promener de case en case, me baigner dans le Siin-Saloum et donner des coups de pied dans les termitières. »
Âgée de 14 ans et de retour en France, Françoise Leclerc est mise en pension au Cours Désir de Bordeaux, où sont éduqués les jeunes filles de la bonne société bordelaise.
Suivrons de nombreuses itinérances : Algérie, Maroc, Côte d’Ivoire, Madagascar et enfin Bagneux et Paris.
Marié très jeune à un officier d'aviation, pilote d'un avion porteur de la bombe atomique et qui participait à la dissuasion nucléaire, elle suivi son mari itinérant de garnison en garnison. De ce mariage étaient nés deux enfants.
Françoise Leclerc a habité longtemps la banlieue parisienne. Elle y a puisé une grande partie de son inspiration actuelle. Aujourd'hui elle est membre du comité directeur du PEN Club Français dans le groupe francophonie. Elle a participé au comité de rédaction de la revue« Commune » et reçu le Prix du Ministre d’État chargé des Affaires Culturelles André Malraux pour son œuvre poétique.