Philippe Coudray

BIOGRAPHIE

    Né en 1960 à Bordeaux (France) le même jour que mon frère Jean-Luc Coudray, il m'a fallu me différencier de lui. C'est pourquoi nous sommes entrés tous les deux dans le domaine artistique car c'est le seul domaine où les gens ne sont pas interchangeables. La comparaison de nos styles respectifs était le meilleur moyen de nous distinguer de l'intérieur. Malgré cela, nous avons le sentiment de défendre un intérêt commun, qui est celui de l'art, au caractère universel. C'est pourquoi, afin d'augmenter notre efficacité, nous nous sommes légèrement décalés l'un de l'autre quant au domaine couvert :

    Jean-Luc tend plus vers l'écriture et Philippe vers le dessin. Notre domaine commun est la bande dessinée d'humour, dans laquelle Jean-Luc a un style de dessin plus "littéraire" que moi, ses personnages étant de profil comme les caractères d'imprimerie. Mon dessin est un peu plus réaliste que le sien, bien que je ne sois pas un dessinateur réaliste.

   

    Nous sommes tous les deux dans le "court" (textes courts, BD en 3 images ou une page), plus dans la recherche de la synthèse rapide que dans la narration.

    Pour moi, le principe d'une image est que, contrairement à la musique ou à un roman, elle est percue dans l'immédiateté. Percevoir en un seul mouvement la complexité d'une image fait appel à une faculté de l'esprit qui ne relève pas de l'ordre du raisonnement. C'est en court-circuitant la pensée raisonnée que l'image atteint cette partie mystérieuse de notre esprit qui est trop vaste pour entrer dans le carcan du langage.

    Un gag court en une page, qui relève du dessin d'humour, a le même effet qu'une peinture mais en utilisant un procédé différent.

    Nous avons commencé tous les deux en 1977. J’ai dessiné d'abord des oiseaux, qui ont été publiés dans la revue "Franc-Jeux" puis "Virgule" sous le titre "Zoizoo", et un peu dans le journal Tintin. Lorsque, en 1981, la revue "Amis-Coop" m'a demandé de créer un personnage, j'ai choisi un ours. C'est ainsi qu'est né l'Ours Barnabé, actuellement accueilli aux éditions La Boîte-à-Bulles.

    C'est après une dizaine d'années de publications dans des revues diverses que j'ai commencé dans l'édition,  après avoir rencontré Didier Pasamonik, qui était à l'époque directeur BD chez Hachette, et qui nous a beaucoup aidés par la suite (voir bibliographie).

    L'une des revues dans laquelle j’ai publié depuis 1989 est "Psikopat"revue de BD lancée par Carali. Cette revue a aujourd’hui disparu. Les planches parues dans "Psikopat" ont été éditées aux éditions "l'Association" sous le titre "Loin de tout", et "L'Humanaute".

    Parallèlement, je me suis intéressé à l'image en relief et en particulier au dessin stéréo, genre difficile à publier à cause des contraintes techniques, mais ayant régulièrement la faveur de quelques éditeurs passionnés.

    A côté de la partie BD, j'ai également une activité de peintre. Mes peintures n'ont, à première vue,  pas beaucoup de rapport avec mes bandes dessinées. Toutefois, avec le temps, le pont entre les deux se resserre. Le style en est plutôt une sorte de cubisme en trois dimensions,  représentant des intérieurs démesurés, des personnages froissés ou des canards ronds... J'ai exposé principalement dans ma ville d'origine (Bordeaux).

    J'ai découvert la cryptozoologie, branche de la zoologie tentant de décrire les animaux non encore découverts par la science mais décrits par les indigènes. Ayant étudié le sujet de près, j'ai réalisé une rubrique crypozoologique mensuelle dans la revue Capsule Cosmique (Milan-presse). J'ai également publié aux Éditions du Mont le "Guide des animaux cachés", une sorte de guide-nature illustré réunissant quelques 150 espèces encore inconnues. Et je participe à des expéditions en Amérique du Nord chaque année à la recherche du bigfoot.

    Je m'intéresse aux oiseaux, je n'aime pas les chiens et tout ce qui est fabriqué par l'homme en général en dehors des œuvres d'art. Je crois que l'art est universel, au-delà du temps, des époques, des régions, des cultures, des espèces : la preuve, nous sommes sensibles au chant du rossignol et au plumage du paon.

Le site de l'auteur : http://www.philippe-coudray.com/

Articles populaires de Philippe Coudray

Afficher toutes les offres
Affichage de 8 sur 39 livres