Dernier roman, juin 2019, ALLIANCE, sur deux enfances fracassées, leur rencontre et l'amour qui va se développer entre ces deux-là, Sonia et Hugo.
Parmi les précédents, 7 weeks in Macron's Land, un socio-roman de notre vie commune ; Pourquoi épouser - une enquête au pays des décisions d'amour, suite de petits récits tirés des témoignages d'amoureux de sept à ... cent ans ; le roman primé lors du concours Librinova/Draftquest, Là où l'aventure garde les yeux clairs, récit mondial, aventure collective et histoire d'amour, avec changement de vie.
L'imagination permet de traverser les dangers et les douleurs, elle permet d'embellir la vie, de la rendre magique quand elle ne l'est pas. Car elle ne l'est pas toujours, n'est-ce pas ? Enfant, je confectionnais des cahiers avec une moitié de pages blanches : j'écrivais des histoires sur la page de gauche, pour que mon frère apprenne enfin à lire et, sur la page de droite, à écrire, et raconte son histoire lui aussi. Je croyais de toutes mes forces aux pouvoirs des mots et de l'imaginaire !
Cela n'a pas changé - mais si ! j'ai grandi, et vieilli. La vie m'a saisie, famille, métier, amour et amitié, et on prend tout, le bon et le moins bon car c'est cela, vivre.
Et travailler : mon job, c'est les sciences du langage à l'université, avec les relations internationales. Alors j'ai écrit des livres (et des articles +/- savants) : sur la langue française, l'acquisition et l'apprentissage d'une langue (maternelle ou étrangère) etc. Pour ceux et celles que ça intéresse, mon site pro est là : https://marieberchoud.com ;
Hé oui, étudier permet de mieux comprendre ce qui se passe dans le silence et dans la voix ; mais un doctorat et au-delà, ça ne dit pas tout. Le roman peut advenir dans les failles et trous des travaux scientifiques, comme une respiration, une autre piste, un jeu léger et grave, celui de la vie.
A quel moment ai-je écrit des histoires pour les autres, je ne me souviens pas. J'ai écrit pour moi, des carnets, puis des nouvelles, certaines publiées (dans la défunte revue Népenthès, qui alliait arts, lettres, image et technique). En 2017, j'ai co-publié un recueil de nouvelles (4 longues nouvelles de moi), "Vous venez de loin", chez Peigneurs de comètes.
Puis sont venus les romans. Un, deux, trois, quatre, cinq... sans compter ceux en préparation, ceux remisés loin car pas mûrs. Dans l'écriture il faut savoir attendre, changer, reprendre, oser jeter, barrer, laisser mûrir, revenir un jour. Tout cela dans le désordre.
Un dernier mot : il m'arrive parfois d'écrire sous pseudo. Un livre sur la lecture avec le nom de ma grand-mère (Pauline Bel, Démos éditeur), des livres légers sous le nom de Marie Semart (Eyrolles / éditions d'organisation). Et plus récemment, Jane Zys : j'en avais besoin, j'avais besoin de cette "position énonciative" pour écrire ce roman vrai (voir plus ici : https://www.amazon.fr/-/e/B074THRNTD?ref_=pe_1805951_64028601) du terroir bourguignon profond. La suite, je l'ai signée de ce pseudo + mon nom. Bien obligée, l'héroïne se préparait à assassiner son auteur (autrement dit, Jane Zys) ! Belles lectures. Vos commentaires sont toujours les bienvenus.