Après avoir été comédien, recenseur de tombes, agent d’assurance, vendeur d’abonnements chez France-Loisirs, laborantin dans une beurrerie, etc., Henri Girard se mit au travail — sérieusement, affirme-t-il — gagnant ses galons de « déhèrache » dans une grande entreprise.
Sentant la retraite arriver, il s’est peu à peu voué au livre.
Vaillant défenseur du point-virgule et de l’imparfait du subjonctif, plus généralement de la langue française, il milite dans des associations qui s’y consacrent.
Il éclaire, à travers son travail littéraire, ce que le quotidien recèle de décalages, de grains de sable. Alors sa plume fouille, sonde pour en extirper sourires ou émotions.
Il possède avant tout l’appétit insatiable d’un gai curieux. L’amour qu’il porte à ses personnages — souvent de petites gens de son terroir bas-normand — est servi par une langue truculente, très travaillée.
Avec lui, on rit, on s’attendrit et, cerise sur le gâteau, on se prend au jeu d’une intrigue qui, dans chaque roman, qu’il soit cocasse ou plus dramatique, tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.
Son roman "Les secrets du Club des Six", paru aux éditions de la Rémanence, a obtenu le prix de l'Orvanne littéraire 2016 décerné par le Rotary International. "Jubilé" a obtenu le prix de l'humanisme décerné par le groupement des Ecrivains médecins.