Comme généralement j'ai commencé par naître, cette fois en sudiste belge, dans un village limoneux et catholique de Hesbaye wallonne, en fruit des orgies qui célébrèrent la fin de la deuxième ou seconde guerre mondiale (biffer la mention inutile).
Tôt détecté incurable inadapté planétaire, à peine plus tard frappé de poésie chronique, et encore de nomadisme sévère, de professionnalisme et affectivisme ultradiversifiés: dans le désordre homme d'ouvrage, homme de lettres postales, chasseur d'impôts, nègre royal et ministériel, conférencier ésotérico-ufologique, guérisseur, gibier de créance, fils de joie, signaleur ferroviaire, honte de famille, de société, coupable, etc.
Toujours armé, toujours prêt à dégainer des mots, à noircir du papier de haut en bas et de gauche à droite d'une écriture végétarienne variée, pour des prunes, entre poire et fromage ; refus d’éditeurs en rangs d’oignons, à récolter en recueil, en quête d’éditeur… Le virtuel qui sauve à la fin mais seulement l'apparence.
Avant tout chercheur d'or spirituel, une seule constante en effet: la recherche de la vérité, du réel au fond de l'illusion, l'esprit sinon rien! depuis le pire sectaire jusqu'au meilleur, son berceau indien et ses sages, dont peut-être le plus vrai de tous, l'incarnation divine du temps, ce recueil de poèmes à ses pieds participant à sa mesure à l'avènement de l'âge d'or et donc au retour de l'humain à sa grandeur éternelle.