Bernard Grégoire est un spécialiste des arts martiaux et de la sécurité, mais il est avant tout un homme d’action qui désire transmettre aux jeunes l’aspiration au dépassement de soi.
Ses nombreux voyages au Japon lui ont permis de s’entraîner avec le grand maître Masaaki Hatsumi qui lui a octroyé un 15e dan, en 2010, le plus haut grade en Ninjutsu. Ayant commencé à pratiquer cet art martial en 1983, Bernard Grégoire dirige l’école Bujinkan Québec où il enseigne les bases nécessaires pour devenir un guerrier protecteur.
Occasionnellement, il est engagé par diverses écoles pour enseigner des principes d’arts martiaux. Les techniques qu’il fait pratiquer lors de ces ateliers sont basées sur le Ninjutsu. Son approche s’apparente à celle qu’il prône dans «Le clan des Millepertuis». L’idée de ce roman a d’ailleurs germé après avoir donné des ateliers à des groupes de jeunes ayant des problèmes de comportements. Il raconte d’ailleurs l’une de ces rencontres:
«J’entre dans la salle et les jeunes me regardent d’un air blasé (déjà à cet âge), en se disant “un autre qui vend sa salade”. Certains mâchent de la gomme, d’autres pianotent sur le clavier de leur cellulaire, plusieurs discutent entre eux et quelques-uns m’accordent un peu d’attention. Je laisse les responsables du groupe obtenir un semblant de silence et j’en profite pour me présenter. “Bonjour, mon nom est Bernard Grégoire. Mon travail à moi est simple, je forme des guerriers.” Après quelques instants de stupeur, j’enchaîne sur le sujet. “Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est un guerrier?” Je passe ensuite plusieurs minutes à discuter avec les jeunes sur ce qu’est un guerrier. Avec cette introduction, j’ai toute leur attention. J’oriente le groupe sur le fait qu’un guerrier n’est pas nécessairement un soldat, que ça peut être tout le monde. Bref, j’amène les jeunes à constater que le premier mandat du guerrier n’est pas de montrer ses muscles, sa force ou sa violence, mais que, traditionnellement, le guerrier avait pour tâche de protéger sa famille, son village, son pays et lui-même. Que le vrai guerrier est un protecteur et non pas un intimidateur. Tout l’atelier prend une nouvelle direction. On apprend les arts martiaux pour les autres, on vient sans s’en rendre compte d’acquérir des notions d’altruisme. Suite à plusieurs de ces ateliers, un grand nombre de jeunes changent de mentalité et développent un aspect protecteur plutôt qu’un comportement de jeune tyran. J’ai plusieurs fois reçu des remerciements de professeurs et de psychologues qui étaient un peu découragés de la tendance agressive de certains jeunes. Lors de ces ateliers, lorsque le temps le permet, j'enseigne aux jeunes des principes que nous utilisons dans le travail de la sécurité. Quelques techniques de garde du corps, quelques principes afin de monter une structure organisationnelle, quelques exercices sur la prise de conscience sur ce qui les entoure, comme : où sont les sorties de secours, extincteurs, etc. Pour faire suite à ces ateliers, j’ai eu l’idée de coucher sur papier certains de ces principes guerriers. De donner des points de départ à des jeunes qui, trop souvent, manquent de références pour orienter leur vie. Un petit roman est né de ces ateliers.»
Bernard Grégoire a aussi pratiqué d’autres arts martiaux. Instructeur diplômé ceinture noire 6e dan en Karaté Kempo et Ju-jutsu, il a été directeur technique et instructeur-chef des Centres d’Auto-Défense Kempo pendant de nombreuses années. Il a pratiqué le Kung-Fu Wing Chun, le Tai-Chi, le Kali Philippin et quelques autres styles. Animateur et concepteur de la série télévisée «Les arts martiaux démystifiés», il est instructeur spécialisé en tactiques défensives pour femmes et instructeur en contrôle de patients psychiatriques pour des instituts psychiatriques et des hôpitaux.
Instructeur en défense tactique contre couteau et en tactiques de contrôle par points de pression (PPCT-Police), Bernard Grégoire a créé le système DAPP (Défense assistée par points de pression) et breveté le Strong Arm, un équipement de protection efficace contre divers types d’attaques. Ayant suivi les cours de PR-24®, de bâton télescopique, de menottage, de Kubotan et de Garde du corps niveaux I, II et III, il a formé des policiers, des agents de sécurité, des équipes d'intervention d'urgence d'établissements de détention, des portiers et des militaires. De plus, il dispense le cours «Intervention physique» du programme Sécurité industrielle et commerciale au Cégep F.-X. Garneau. Il a été responsable de la sécurité aux Grands Feux Loto Québec et du Concours hippique.