Sophie Ansel est écrivaine, journaliste et documentariste. Son travail explore les zones invisibles du monde, là où se jouent la mémoire, l’écologie, l’inspiration, la survie, le courage, la dignité, la création et la transmission.
Après avoir vécu de nombreuses années en Asie du Sud-Est, elle s’intéresse d’abord aux savoirs des peuples autochtones et à la biodiversité de Bornéo. Pour son premier livre, elle prête sa plume à la mémoire et l'imagination salvatrice d’une enfant survivante du génocide cambodgien (Les larmes interdites avec Navy Soth) . En parallèle, Sophie Ansel enquête sur les trafics humains contemporains en Thaïlande et en Malaisie. Elle se penche sur le destin des minorités ethniques birmanes fuyant la dictature, avant de s’intéresser plus particulièrement aux tragédies vécues par les Rohingyas. Son livre D'abord Ils ont effacé notre nom - un Rohingya parle (avec Habiburahman) traduit en anglais sous le titre First They Erased Our Name: A Rohingya Speaks, reçoit le PEN Translates Award et s’impose comme un témoignage incontournable sur ce génocide encore trop peu documenté. Co-autrice avec le dessinateur Sam Garcia du roman graphique Lunes birmanes, elle développe une écriture sensible et immersive, où se mêlent récit intime, journalisme et engagement.
Installée en Australie, Sophie explore désormais les territoires et leur biodiversité, les profondeurs océaniques et les territoires aborigènes, documentant aussi bien la science, les coraux et les initiatives environnementales que l’art, les songlines et la loi ancestrale Yolŋu. Son documentaire audio Le souffle des Yolŋu (RFI) et ses reportages pour Natives, La Croix et Bouts du Monde témoignent de cette approche immersive. Elle collabore également en tant que photojournaliste avec l’agence Zeppelin.
Entre enquête de terrain et voyage intérieur, ses livres et projets racontent les résistances humaines, la relation intime à la terre et la capacité de transformation et de renaissance.