Éric Chesneau

Eric Chesneau est né entre les murs de la maternité de Dreux (Eure-et-Loir) le 18 mars 1964, a grandi à Vernouillet tout proche, a appris à aimer les histoires avec sa grand-mère, à l’heure du goûter. Il faut dire qu’à l’époque il était maigre comme un clou et que sa grand-mère, à l’accent chantant du Sud-Ouest, ne savait plus qu’inventer pour le faire goûter ; c’est d’ailleurs la malheureuse qui a pris les rondeurs originellement destinées au famélique garçonnet.

Il a appris à lire les-dites histoires avec ses parents après le dîner, a pris plaisir à en écrire à l’école à l’occasion de compositions libres. Depuis, dévore tout ce qui lui tombe sous l’œil, (à toute heure du jour et de la nuit), des ingrédients s’affichant sur les boîtes de sirop de grenadine aux portraits de Saint-Simon en passant par les œuvres de Verne, Seignolles, Magnan, Vian, Apollinaire, Gary, Masterton, Sade, Fante, Scerbanenco, King, Prévert et quelques centaines d’autres, sans oublier Charlie hebdo et Spirou.

Il a commencé très tôt à se constituer une bibliothèque qui tapisse aujourd’hui les murs de son habitation (et même un peu plus), à laquelle s’ajoutent quelques dizaines de milliers d’ouvrages du XVIème au XXIème siècle qui constituent son fond de commerce puisque depuis 2008, il préside aux destinées de la Librairie du Bateleur, spécialisée dans le livre ancien et moderne.

Il écrit sa première pièce de théâtre “La folie des glandeurs”, (tout en alexandrins s’il vous plaît !), au lycée. La metteuse en scène s’enfuira avec les deux cahiers de 196 pages à petits carreaux abritant le chef d’œuvre et il ne les reverra jamais, ce qui pourrait de façon posthume lui valoir l’étiquette de “dramaturge maudit”. Même s’il s’agit là de son unique expérience en matière de théâtre ! Son premier roman, écrit durant la même période s'intitule sobrement “La fesse cachée de la lune”. Il est dans sa période “Vian” et cela se sent ! Un de ses meilleurs copains d'alors lui avouera après la lecture de ce brûlot métaphysique : “Tu es mon auteur préféré après Maupassant!”. L’œuvre finira éparpillée dans divers greniers, à l'instar de nombreux autres projets non aboutis, qui feront la joie des collectionneurs dans quelques siècles.

La lecture des aventures d’Eric Matras dans la Bibliothèque Verte a décidé de son futur : il sera journaliste-écrivain, ou alors vétérinaire, ou archéologue, ou libraire et peut-être même les quatre à la fois. Comme il n’est pas doué en grand-chose, il ne sera ni vétérinaire, ni archéologue mais journaliste...

Passionné d’écriture et de photographie, il œuvre donc comme journaliste de presse écrite durant un peu plus de vingt ans, opérant de temps à autre comme photographe pour certains magazines féminins (comme Maxi) et publiant quelques clichés dans l’ouvrage de Joëlle Vitiello-Yewell et Claire Nacher, « La Vie aux Etats-Unis » (Editions Solar).

En 2002, Les Relais Artistiques publient son premier roman policier intitulé « La Tombe du Prussien,” un polar rural, véritable chef-d’œuvre du genre, aujourd'hui réédité par les éditions Ella (Merci Christophe, mon bien aimé éditeur!). Une réédition particulière puisque l'auteur adjoint à son sombre roman une nouvelle qui se déroule quinze ans après l'intrigue narrée dans “La Tombe” et intitulée : “Attention, chat devant !”

En décembre 2005, Eric Chesneau écrit plusieurs textes pour l’ouvrage de Patrick Cointepoix, publié aux éditions Centre-Livres, « Tours et détours en Eure-et-Loir ». Kidnappé par le collectif d’écrivains d’Eure-et-Loir, IBIDEM, il commet dans un ouvrage commun, “Enfances”, une nouvelle intitulée subtilement “Sévices Compris” qui raconte avec humour quelques souvenirs de sale gosse.

En septembre 2009, sa nouvelle “La mare aux revenants” est publiée dans l’ouvrage collectif “Contes et Légendes d’Eure-et-Loir”, par Georges Grard ; dans le même temps, il participe au concours de nouvelles de la bibliothèque vendéenne “Le marque Page”. Sa nouvelle fantastique “Semence de rêves” est lauréate ex-aequo. En 2010, il publie Calvaires, un roman fantastique et ésotérique aujourd'hui épuisé.

Son épouse Nathalie étant maître-verrier de talent, elle supervisera les détails techniques d’un roman pour ados (que les adultes adorent !) intitulé “L’Enfant du vitrail, le secret de la crypte oubliée” qui trimballe le lecteur dans les coulisses des maîtres-verriers actuels et médiévaux ; une intrigue fantastique habilement menée et instructive publiée en 2012 par Ella Éditions. Leur fille Ottavia, âgée d’aujourd’hui de 21 ans, en a assuré la couverture et les illustrations. C'est elle qui assure d'ailleurs avec ingéniosité la plupart de ses couvertures.

En juillet 2010, sa nouvelle horrifique “Haute Marée” (largement autobiographique) est publiée dans les “Contes et légendes de Vendée” (éditions Grrr... art) ; quant à sa “Rédaction”, elle est publiée par les mêmes éditions Grrr...art dans les Contes et Légendes des Yvelines. Suivront les publications de diverses nouvelles le plus souvent fantastiques dans plusieurs anthologies : “Le petit peuple des Mouillères” (Contes et Légendes de la région Centre, Grrr... art éditions), “Ils”, “Tant qu'il y aura des gnômes”, “Les vies paires de Saint-Ange” (Contes et Légendes d'Eure-et-Loir 2, Ella éditions), “Un amour de guerre” (Amours entre Eure et Loir, Ella éditions), FIDEL (in Bêtes à chagrins, éditions de la Gidouille), L'Enfant-Noël (Plaine Vue de décembre 2015)...

C'est en 2013 que les éditions Ella publient son roman “Aberfan Project, la Prophétie de Chartres”, un imposant thriller ésotérique et fantastique de 520 pages porté aux nues par les lecteurs. “Entre Umberto Eco, Dan Brown et San Antonio” dira l'un, “le meilleur thriller ésotérique écrit à ce jour” écrira un autre.

En 2015, paraît Yeun, un condensé fantastique et ésotérique de l'amour que porte l'auteur au Centre Finistère. En 2016 sont prévus: TREIZE... ET AU-DELÀ, un recueil de Treize + 2 nouvelles noires et fantastiques illustrées avec talent par le photographe Willy Mérour. Et IL ÉTAIT SEPT FOIS, un roman jeunesse qui, à l'heure des ordinateurs tout-puissants, plonge le lecteur au coeur des contes et légendes traditionnels... quelque peu malmenés par la technologie!

Il participera également à l’œuvre collective d'IBIDEM, un alphabet amoureux d'Eure-et-Loir, à paraître d'ici la fin 2016.

Eric Chesneau a également écrit de nombreux textes pour un ouvrage collectif en plusieurs volumes sur son département d'origine (“L'Eure-et-Loir de A à Z”, aux éditions Autres Voix). Il a également participé à un atelier d'écriture en compagnie d'enfants de la bibliothèque de Levainville qui a débouché sur la publication d'un recueil de nouvelles intitulé “Les secrets de la Grange”.

Grand amoureux du Finistère, notamment du Yeun Elez où se déroule son dernier roman, Yeun, il travaille à plusieurs romans qui auront pour cadre les chaos et landes magiques de l'Ar Coat.

Et puis, et puis... mais il est encore trop tôt pour en parler, alors...

Non content d’obliger ses proches à s’abîmer la vue avec ses écrits, tout en sollicitant frénétiquement leurs compliments répétés (dans le cas contraire, il boude), Eric Chesneau leur casse aussi régulièrement les pieds en leur interprétant ses chansons, qu’il accompagne à la guitare ou aux claviers voire à l’harmonica quand il a trop abusé de jus de pomme, sa boisson préférée.

Tiens, en parlant de jus de pomme...

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