Daniel Tiple

Ecrire une autobiographie est un acte valorisant et surtout pleinement rassurant. Cela démontre que l'on est toujours vivant biologiquement et qu'un autre quidam ne peut le faire à votre place. Ce qui, en soi, n'est déjà pas si mal. Je suis né après l'Apocalypse des années de guerre, mais je n'ai pu écrire pour l'édition qu'après avoir travaillé quelques dizaines d'années dans un organisme prestigieux de l' Etat, pour assurer la survie économique de ma tribu familiale.

J'ai toujours eu l'amour du livre et le contenu de mes lecture m'a généralement semblé plus vraisemblable que la froide réalité. Mon imaginaire éclaire les événements que je traverse, en me rendant l'existence plus soutenable. Dans l'écriture, je prends ma revanche. Je suis là dans la toute-puissance. Je peux enfin battre les cartes et faire vivre à ma guise mes protagonistes. Dans mes deux derniers romans, je n'en ai tué aucun. Dans "Le Prince et l'Ultime dimension" la plupart de mes personnages étaient déjà morts . Cela m'a facilité la tâche. Dans "Valentin l'éternel" le héros se porte encore très bien. Souhaitons que "Des vies si différentes..." soit un hommage à des existences bien distinctes, mais si souvent semblables.

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