Descendant d'une fameuse lignée de Croisés des siècles XI, XII, et XIII, ordres de Saint-Jean de Jérusalem et Charles III, d'où le patronyme familial, (de son vrai nom A.S.Tresguerres) Serge Deville est né en 1935 dans la région espagnole des Asturies d'un père ingénieur et d'une mère pianiste. Peu après sa naissance, le climat de pré-guerre civile régnant, la société minière où la famille a des intérêts décide de mettre fin à l'exploitation et de rappeler ses cadres.
La famille s'installe d'abord à Carcassonne, prenant part à l'exploitation de la mine d'or de Salsigne, puis dans un village du Cabardès après l'occupation allemande. Après les études secondaires à Castelnaudary puis de Lettres à Lyon, à tout juste 20 ans Serge Deville fait ses débuts de journaliste au "Progrès", le grand journal de cette ville. Mais son rêve est d'être grand reporter et il ne tarde pas à monter à Paris. La guerre d'Algérie contrecarre ses aspirations et il se retrouve sous l'uniforme , servant comme journaliste militaire. Il suivra de près cette guerre jusqu'à la signature des accords d'Evian en 1962.
De retour à Paris, il effectue de nombreux reportages, notamment à travers tout le Sahara,à Cuba, au Vietnam, en Mongolie, au Cambodge. A 28 ans, son premier livre, "Là où l'on meurt" est apprécié par Marcel Arland (plus tard de l'Académie française) qui le recommande à Gallimard. Mais Stéphane Jourat, qui dirige une collection à Fleuve Noir et qui a lu le manuscrit, l'invite à écrire pour sa collection. Il y publiera une vingtaine de livres.
Marié à la Hollandaise France Louwerse, sa collaboratrice et critique d'élection avec qui il a eu deux enfants, et aujourd'hui retiré en Andalousie, à 81 ans ,Serge Deville continue d'écrire, que ce soit des blogs (Le blog-notes d'Olivier Guerrestres) des commentaires d'actualité pour un grand journal parisien ( Serge Tresguerres) ou "Les jours de feu" , un gros roman signé Serge Deville, 537 pages ,mis en vente tout récemment sur Kindle Amazon.