Née le 10 décembre 1966
À l'âge de dix-huit ans, j’ai pris mon envol avec l'envie folle de découvrir le monde, de l'expérimenter, le goûter, le comprendre, en saisir le sens profond et caché. Il n'était pas question pour moi d'être « posée » sur terre sans savoir pourquoi j'y étais, comment j'y étais arrivée, d'où je venais et surtout, ce que j'y faisais. Une quête s'ouvrait en même temps que je dévorais ce que je croyais être la liberté.
Après le BAC, je suis entrée à l’université dans le but de devenir professeur d'espagnol. Au bout de trois ans, j’ai compris que cet univers éducatif ne me permettait pas d'exprimer l'absolu qui se trouvait en moi. J’avais l’intuition que l'apprentissage, le véritable apprentissage, ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur. J'écrivais depuis l'âge de dix-sept ans et il était évident que mon « salut » s’appelait « création ».
« L'ailleurs » était non seulement possible, mais encore se trouvait-il ici et maintenant, ici et ailleurs et de surcroît, il était réel. Il fallait que je l'expérimente, à coups d'efforts et de temps. De beaucoup de temps. Car il me fallut trouver cet ailleurs, comprendre qu’il était sans soute au-delà de la chair, de la terre, de la matière, dans une vastitude que ma condition d’être humain ne pouvait concevoir. Il me fallait grandir. En effet, comment accède-t-on à cette « éternité » quand on vous a seulement appris à utiliser votre cerveau gauche ? Bien sûr, j’avais exploré, mais si peu, l’hémisphère droit par la création, mais cette création était restreinte et incomplète, car elle ne sortait pas des limites fixées dès le départ.
Mes romans me poussent toujours plus loin dans la quête, jusqu’à chercher toutes les possibilités dont on parle en marge de la société.
Écrire, c’est sortir de la densité, de la pesanteur et effleurer, avec un espoir insensé, peut-être, l'énergie sacrée de l'humanité...