Comme j'ai lâchement choisi l'anonymat pour ce roman, vous ne trouverez pas, cher lecteur, de notice biographique. Non que j'aie honte de ce que j'ai écrit, au contraire, mais parce que je ne supporte absolument pas cet éteignoir du "politiquement correct" qui prétend dicter les normes aux créatifs. De quel droit, peut-on se demander? "Touche pas à mon pote", "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", mais alors, que reste-t-il à dire? Vous imaginez Monsieur de Voltaire revenant maintenant? Lui qui a écrit comme on lance des feux d'artifice, des droites, des courbes, des spirales, et des droits au but? Il ne pourrait plus exister. C'est pourquoi, avec ce roman, je revendique le droit d'expression, même s'il renverse des tabous, et surtout s'il renverse des tabous. Un romancier, c'est fait pour ça. Sinon, qu'il se taise.