Rémi Devalliere est né à Paris en 1951. Il garde la nostalgie de cette ville où il a choisi de faire vivre dans une péniche sur la Seine, près du pont de Neuilly, son héros le commissaire Anconi. Passée sa petite enfance, c’est vers la Bretagne que le destin emporte le futur auteur, et il s’y attache. Nantes, Saint-Nazaire, Pornichet enfin. Une longue et passionnante carrière de médecin hospitalier en réanimation et aux urgences retarde le moment de l’écriture. Passionné de voile, sur le bateau des amis puis sur le sien, il s’évade en mer avec son épouse, vers les îles du Morbihan ou de Vendée. Rien d’étonnant qu’il choisisse la merveilleuse île d’Hoëdic comme théâtre de son premier roman, dès les premiers jours de sa retraite. Puis, emporté dans l’élan du plaisir d’écrire, il promène son commissaire dans d’autres lieux de la région, avec un grand souci d’authenticité. Anconi, son héros, est un humaniste tranquille, cependant volontiers impertinent avec sa hiérarchie. Ses enquêtes se déroulent dans un passé récent, souvent en écho avec des évènements réels. D’autres lieux viendront, Piriac et l’île Dumet, Carhaix d’où est originaire son épouse. Il ne s’interdit pas de laisser un jour son héros intervenir, pour une histoire poignante, dans la capitale, au hasard d’une station de métro. Mais c’est en Bretagne qu’il reviendra toujours.
Ces récits n’ont qu’un seul but : emporter agréablement le lecteur dans un suspense dont il partage les lieux, sans lui donner de sueurs froides, sans utiliser ces moyens modernes d’investigation qui rendent les intrigues trop cousues de fil blanc.