Rosine Ammendola

Tout le monde a eu des rêves d'enfant avant de devoir les abandonner. Mais je n'ai voulu renoncer à rien. Ne dit-on pas que, née sous le signe du Capricorne, la persévérance est un de mes points forts ? A 10 ans, j'écrivais mon roman "les fantômes du château féodal", et j'en ai lu un chapitre dans la rue à une camarade de classe. L'institutrice était derrière moi, et m'a demandé où j'avais pris ça. "Je l'ai inventé". Mais à l'époque, la communication n'était pas de mise avec les enseignants, et elle n'a pas fait de commentaire. Simplement, elle croyait que je l'avais pris dans un livre.

Je voulais découvrir le monde. Rien ne m'y prédestinait, car je souffrais du mal des transports, que mes parents n'ont pas identifié ni soigné tout de suite. J'ai surmonté ce problème par moi-même car je voulais voyager. Et graduellement, avec des exercices de respiration et de la volonté, quelques pastilles qui m'endormaient, j'ai fini par estomper cette difficulté.

Si j'ai commencé ma formation par des études de secrétariat et de l'intérim, j'ai réussi à faire des études universitaires en passant un examen spécial d'entrée en faculté pour les non-bacheliers. L'enseignement de la littérature et du français étaient une vocation...

Ecrire, pour moi, c'est me mettre à la place des autres, ces personnages que je décris, et vivre leur vie par procuration.

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