Je suis né en 1956 dans un des quartiers les plus malfamés de Nancy. Ayant grandi dans la rue, je n'ai pas usé les bancs d'école, et au fil des années le petit délinquant est passé du statut de voyou au grand banditisme, et pas que ! Alcool, drogue, flambeur, sexe et rock and roll, je n'en étais pas pour autant inactif et ma vie professionnelle fut plutôt bien remplie, souvent par périodes, et selon mon bon vouloir. Hé oui ! Il me fallait du temps libre pour voyager et dépenser mon argent !
J'étais ce qu'on appelle un super actif, qui n'avait guère besoin de beaucoup de sommeil, vivre la nuit et s'occuper le jour pour les besoins du quotidien, faire la fête et me défoncer était bel et bien une priorité, sans oublier les femmes qui ont pris une grosse place dans ma vie. Cette vie, je peux dire que je me la suis offerte pendant quarante ans, ce n'est pas négligeable de faire ce que l'on a envie de vivre, ou de faire ! Je n'ai été qu'amoureux des métiers très variés que j'ai exercés, sans avoir de points en commun. J'ai commencé comme carrossier, puis camelot sur les marchés, éducateur technique pour les sortants de prison, et spécialisé pour les jeunes en difficulté, j'ai aussi parcouru les routes d’Europe comme routier, je me suis fait aussi plaisir comme brocanteur, ce qui a été une passion toute ma vie, et enfin aubergiste... Je ne rentrerai pas dans le détail de ma vie de voyou, trop complexe, mais je n'ai aucun regret, j'ai la conscience tranquille et, pas de sang sur les mains. J'étais de la vieille école, celle où les voyous avaient un code d'honneur, avec un certain respect d'autrui, et même des flics ! (Pour en savoir plus, il faut lire "Quitte à vivre ma mort", où je rentre dans le détail, c'est en fait la suite de mon autobiographie : " Michto ou la haine crescendo ")
La passion d'écrire m'est venue vraiment par hasard. Beaucoup de mes amis, et surtout les "intellos et artistes" m'ont suggéré d'écrire ma vie pour en laisser une trace. Encore aurait-il fallu que je sache que j'en étais capable ! Alors, je me suis décidé lors d'une période d'oisiveté, à écrire ma putain de vie, et bien évidemment sans avoir aucune prétention de me faire publier, juste pour faire plaisir à mon entourage, mais je dois bien l'avouer, aussi un peu comme une thérapie, 15 ans après ma totale réhabilitation dans la société... Le téléphone s'est alors mis à sonner à tout va, avec des critiques on ne peut plus élogieuses, suivies d'encouragement à trouver un éditeur. Ah bon ! Bien sûr je ne vais pas cacher que j'avais besoin de corrections, ce qu'on m'a proposé de faire. J'en profite pour adresser un coucou et mes remerciements à Chantal.
Ma conclusion est que je pense être un des rares auteurs à avoir écrit plus de livres qu'il n'en a lus.