Raphaëlle Tilliette

Pour autant que je m’en rappelle, j’ai écrit. Je me souviens de ce voyage en voiture, à dix ans, coincée à la place arrière du milieu, un carnet et un stylo à la main, en train d’écrire ma toute première nouvelle. Elle parlait d’une petite fille et de loups blancs.

J’ai toujours aimé lire, me plonger dans des histoires et être accrochée à chaque mot de l’auteur pour savoir ce qui allait se passer ensuite. Les mots m’ont toujours fascinée, mais aussi le langage et les langues dans leur ensemble. Peut-être est-ce mon besoin de communiquer et partager des émotions, ou de me plonger dans un univers qui me transporte : je vis mes lectures.

Comme tous les enfants, j’adorais m’inventer des histoires - et c’est quelque chose qui m’est resté. Un rien peut m’inspirer une idée : une branche d’arbre au soleil, une discussion, un article… J’ai mille idées dans la journée et la frustration de ne pouvoir en développer que quelques-unes. C’est pourquoi j’ai écrit beaucoup de nouvelles.

Écrire un roman policier pour mon premier était presque une évidence : si j’aime lire tout style, les romans à suspens ont toujours fait partie de mon genre préféré, avec ceux de science-fiction.

J’écris comme je respire, c’est un besoin, un exutoire, une passion.

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