Enseignant depuis trente ans, professeur d'histoire-géographie, j'ai toujours pensé que l'Histoire comportait beaucoup d'histoires et incitait à en imaginer, donc à en écrire. J'ai d'ailleurs commencé à écrire bien avant de commencer à étudier l'histoire. Quant à la géographie, de la même façon, les lieux réels, les cartes, conduisent souvent l'esprit vagabond à dériver du réel à l'imaginaire. Elève déjà, étudiant puis enseignant, il m'arrivait de concevoir des règnes de souverains, de dessiner des cartes, des campagnes militaires, des conquêtes, sans oublier les villes, les montagnes, les rivières qui en constituaient le cadre.
Ce livre, ce cycle, ces chroniques que j'essaie d'élaborer, j'y songe depuis bientôt quarante ans. Mais durant ces quelques décennies j'ai poursuivi ma petite carrière de professeur de banlieue et publié un roman, zone huit, en 2004.