Roger Mathieu

Le sens de la Vie, la quête de vérités, des réponses aux injustices de cette vie… Des questions qui m’ont toujours habité. C’est à travers de trop nombreux départs que j’ai pu faire la paix avec la mort et développer une confiance inébranlable en la Vie.

C’est en effet en côtoyant la mort de près, en l’observant dans sa froideur silencieuse, qu’on apprend comment voir au-delà, à l’apprivoiser et à cesser d’en avoir peur. La vie n’est-elle pas une journée d’éternité ?

Mon frère, décédé d’un arrêt cardiaque à 46 ans, ma conjointe décédée d’un cancer à 57 ans, mes parents, une tante qui était pour moi une sœur… Voilà des départs qui alimentent le questionnement.

Au Centre de jour de la Maison Michel-Sarrazin (une maison de soins palliatifs à Québec), une dame m’a confié : « Mon cancer a fait de moi une meilleure personne. Je l’en remercie. »

Je résumais récemment le fondement de mes réflexions à deux amies, toutes deux africaines. La première est une réfugiée, survivante du génocide rwandais; la seconde, congolaise d’origine, habite Toronto et aide des femmes qui ont vécu les atrocités du viol de guerre, à survivre à ces souffrances. Toutes deux ont eu la même réaction face à mon titre au ton provocateur : « Tu sais Roger, c’est dans l’ombre des tragédies que se cache la lumière. »

C’est au moyen d’une fiction, empreinte de douceur et de sagesse, que j’ai choisi de partager les réflexions qui m’ont conduit dans une voie de résilience et de paix, au gré des tourments de ma vie.

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