Nicolas Marret

Né en 1965 à Versailles. CAP de Sculpture sur bois en 1983 à Auray. Premier prix de poésie en 1988 à Chevreuse (pour Tranche de rêve).

Depuis longtemps, j'aime jouer avec les formes comme avec les mots. Passer de la forme à la formule, et inversement. J'aime dessiner ce que je vis et faire ce que j'écris. De la formation des mots à l'émotion des formes, l'attrait est identique. Toujours le même trait qui me distrait, la même ligne attentionnée, le même fil conducteur. De l'enfant gourmand au papa gâteau, la même trace laissée. Aujourd'hui comme hier, à deux mains.

Pour trouver l'équilibre d'une sculpture, je dois souvent changer de point de vue, pour ne pas m'aveugler. Je dois emprunter le regard de l'autre, de biais. M'arrêter, critiquer, douter, reprendre. Idem quand j'écris.

L'humain est la question, mes mains donnent une réponse. La gouge et le crayon bien affûtés, je dois savoir trancher, mais aussi estomper. Faire naître les lignes entre ombre et lumière. Contre-jour pour la forme, contre-sens pour la phrase. J'aime contrarier l'amour du pouvoir par l'humour du savoir, l'amour de l'avoir par l'humour de l'être, l'amour de soi par l'humour de la gloire.

"La liberté de parole ne s'use que quand on ne s'en sert pas." comme dit mon Canard. Alors, j'en use avant qu'elle ne s'use. Et je vous la livre. Ainsi et maintenue.

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