Grégory Roose est un écrivain français né à Lille le 30 juin 1976. Originaire du Pas-de-Calais (Béthune), il vit aujourd’hui dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Digne-les-Bains, où le relief montagnard et la nature préservée nourrissent son imaginaire. Spécialiste de la forme brève, il excelle dans la micronouvelle, la nouvelle et le conte, genres qu’il pratique avec une élégance naturelle. Sa prose, à la fois précise, imagée et souvent teintée d’ironie douce-amère, explore les thèmes de l’héritage, de la perte, de la décadence patrimoniale, de la fragilité humaine et de la beauté éphémère du monde rural ou aristocratique. Il publie régulièrement dans la revue trimestrielle La Furia, où ses textes courts côtoient ceux d’autres plumes contemporaines attachées à la tradition narrative française.Lauréat du Prix Gérard de Nerval de la nouvelle en 2020 pour Le Châtelain — une allégorie subtile et mélancolique sur la fin d’une lignée noble confrontée à la modernité marchande —, il a également été finaliste du Prix des Romanciers nantais en 2022 et lauréat du Prix Maurice Barrès en 2023. Ses récits, souvent qualifiés d’« enracinés », mêlent fantastique discret, réalisme social et poésie en prose, avec une attention particulière portée au rythme, à la chute et à l’évocation sensorielle.Parmi ses œuvres littéraires principales : Le Châtelain (nouvelle, 2020) : une élégante méditation sur le fardeau de l’héritage et la vente forcée d’un château ancestral, saluée pour sa langue « élégante et naturelle » (Présent).
Train de nuit et autres nouvelles (recueil, 2022, La Nouvelle Librairie) : un ensemble savoureux où les morts reviennent s’attabler, voyager ou écrire des lettres posthumes, dans une farandole de personnages hauts en couleur — aristocrates ruinés, révolutionnaires fous, agents véreux, épouses trompées… Une ode joyeuse et macabre à l’immémoriale comédie humaine.
Ô : Églogues libres (2023) : un petit joyau de poésie en prose, contemplatif et évocateur, invitant le lecteur à ralentir, observer la nature et ressentir la fragilité de l’existence.