Spécialiste de la vie et de l’oeuvre de Vincent depuis trente ans, je m’applique à cerner les diverses difficultés que pose son héritage. Chacun de mes ouvrages s’intéresse à un aspect particulier. Tantôt sur sa vie, comme dans « Et Vincent s’est tu », tantôt sur le corpus. Dire son enthousiasme suppose de savoir distinguer ce qui a été peint par Vincent des « Van Gogh » d’une autre main et, singulièrement, quand il s’agit d’« oeuvres phares » pour espérer déjouer les pièges tendus. Van Gogh a été le peintre le plus cher du monde avec la vente des "Tournesols" à Londres en 1887 ? Non, Emile Schuffenecker a peint cette mauvaise copie en 1901 d’après les Tournesols aujourd’hui à la National Gallery de Londres qu’il restaurait. Le "Portrait du docteur Gachet" du musée d’Orsay est l’équivalent du "Portrait du docteur Gachet" qui, en 1990, a fait (pour de vrai cette fois) de Vincent le peintre le plus cher du monde ? Non, il s’agit d’une très mauvaise réplique peinte par l’atelier Gachet. La chose est invariable, la caractéristique des faux est leur mauvaise qualité.
Comment prouve-t-on ? Comme d’ordinaire, en évaluant ce qui ne convient pas ? Il faut ensuite s’efforcer de comprendre ce qui s’est passé. Et, pour cela, explorer les archives, dater exactement la Correspondance, saisir le sens des mots, critiquer les témoignages, dénoncer les faux papiers fabriqués pour soutenir les canards boiteux.
La quête du fiable a mécontenté nombre de spécialistes. C’est la loi du genre. Si j’ai raison, ils se sont trompés. Je montre pourquoi ils se sont trompés, parfois qu’ils ont triché. Ceci explique cela.
On trouvera sur http://vincentsite.com, des liens à divers essais et à des videos (et également ici: https://vimeo.com/user1213997)
Merci par avance à ceux qui montreraient où je me fourvoie.