Dès le collège, j'avais l'ambition d'écrire un livre de fiction. C'était la première ligne de ma bucket list.
Et puis on grandit et les priorités changent. On fait une école de commerce pour avoir un job stable, mais la créativité et l'esprit rêveur ne s'envolent pas. Alors avec un job créatif dans une grande entreprise, on trouve un juste milieu. Un compromis. Un compromis qui rend Papa et Maman fiers, qui paie l'appartement parisien et qui est suffisamment intéressant pour avoir envie de se lever le matin.
Mais quand la crise du covid est déclarée et que vous êtes toujours en CDD car vous êtes la dernière arrivée, vous êtes aussi la première à être larguée. Comme du lest.
Heureusement, toutes les fins ne sont pas seulement cela, ce sont aussi des débuts. Et parfois même la meilleure des chances.
J'ai donc saisi l'opportunité d'avoir ce temps et peu de chance de retrouver un job dans une crise pareille pour exhaucer mon rêve et écrire un livre. Une ligne de moins dans la bucket list.
Ce que l'avenir me réserve ? Qui sait. Mais en tout cas même dans la pire des tempêtes, il peut y avoir une éclaircie.