L.M. Rapp

Depuis l’enfance, je suis à la fois troublée et fascinée par la part animale de l’être humain, et le peu d’écart qui sépare parfois notre monde dit civilisé de la nature. Où finit l’animal et où commence l’humain ? Si j’explore à travers mes romans et nouvelles cette dualité aussi magnifique que monstrueuse, c’est peut-être parce que nous sommes tous, à des degrés divers, des chimères.

Dans Une effroyable beauté, mon premier roman, une maladie transforme les humains en véritables chimères persécutées par des intégristes au pouvoir. Fille d’un haut dignitaire du régime, mon héroïne doit fuir sa famille quand elle contracte ce mal. Sa transformation révélera en elle des qualités de courage et d’abnégation que son enfance privilégiée ne laissait pas soupçonner. Elle devra les mettre à profit pour venir en aide aux autres Chimères et accepter (et faire accepter) son hybridité.

Dans De chair et de larmes, la protagoniste recueille des poules que des activistes ont volées dans un centre de recherches. Elles se révéleront aussi dangereuses que les expérimentations qu’elles y ont subies, fragmentant davantage la psyché de l’héroïne déjà fragilisée par une dépression.

Les Cœurs étrangers est un recueil de nouvelles où des solitudes essayent de vivre ensemble, s’aiment et se déchirent, dans cette chimère idéale de complexité qu’est l’amour.

Enfin, dans mon roman d’anticipation Sinistres Effluves, le protagoniste se fait greffer des gènes de chien pour mieux effectuer son travail de policier. Il devient littéralement un fin limier.

Laurence M. Rapp vit à Batsra, en Israël, et se consacre à l’écriture.

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