Azretali Saubanov

Je suis né en 1955 en Kirghizie dans la famille, laquelle comme plusieurs autres familles de Caucase a été expulsée en Sibérie et en Asie centrale en 1944 selon le décret du Comité d’Etat à la défense de l’URSS. Ma mère Baïkhanat était d'origine de la famille balkare d’éfendi Kaziev Aoubekir, la famille de la noblesse des Kaziev célèbre au Caucase, et de la famille princière Taoukenov, et mon père Saoubanov Moukhamet Khassanovicth, d’origine ethnique tatare, était ressortissant des tatars de Kazan. Bien que les états ont été supprimés en URSS, il était impossible de rayer le respect au membres des familles de la noblesse de la mémoire du peuple.

Étant revenu après la réhabilitation sur la terre des ancêtres, au Caucase du Nord, j’ai terminé mes études secondaires et j’ai été enrôlé dans l’Armée soviétique. Pendant le service militaire, de temps en temps, je publiais de petits essais dans le journal d’armée et un jour mon œuvre a attiré l’attention du département politique de notre unité militaire et on m’a recommandé pour la formation à l’École des hautes études politico-militaires de Leningrad. Mais en URSS les processus de perestroïka mûrissaient déjà et après la deuxième année d’études j’ai pris la décision de quitter l’École et de m’inscrire à l’Université de Leningrad où l’esprit libre de la connaissance de vérité régnait.

Diplômé de l’Université j’ai enseigné l’histoire aux établissements d’enseignement de Leningrad et même pas cinq ans après que la Perestroïka et l'effondrement réel du pays ont commencé. En enseignant seulement il était difficile de survivre et j’ai pris un décision difficile d’abandonner mon métier et de créer une entreprise commerciale en me lançant dans le chemin difficile de l’entrepreneuriat privé sans capital initial. Cette époque charnière comme un rouleau compacteur a passé sur les destins de plusieurs gens : les lois ne fonctionnaient plus, le sang coulait à flots, des bandits ont établi leur propre dictature. C’est pourquoi en 1994, ma famille et moi, nous étions obligés de quitter la Russie.

En Belgique, ma femme et moi, nous avons créé une société de conseil et ensuite nous avons inauguré à Bruxelles le plus prestigieux concours professionnel de vodka. Étant en coopération étroite avec les banques belges nous avons consulté les entreprises russes, ukrainiennes, kazakhes et biélorusses sur les questions de financement par crédit des exportations et importations.

Mais déjà en 1999 nous avons fondé en Belgique l’Association sans but lucratif « Art sans frontières » afin d'aider les artistes peintres et les cinéastes à présenter leurs œuvres en Europe et depuis 2001 nous avons commencé à éditer à Bruxelles notre propre revue indépendante « Avant-garde ». Cette activité nécessitait des investissements et nous avons investi tout notre gain dans le développement de l'association et de la revue.

Ma préoccupation des affaires et de l’activité sociale n’a pas détruit mon âme d’historien et par contre a éveillé mon esprit de savant et de publiciste. En 2006, nous avons financé la Première Conférence Anti-impérialiste à Bruxelles, en nous exprimant contre la guerre au Proche-Orient. Mais tout de suite après la clôture de la conférence nous sommes devenus l’objet d’un attentat, ou peut-être c’était une action de dissuasion, je ne peux que le deviner.

Moi et ma famille avons déménagé de Bruxelles au nord de la Belgique, où nous avons vécu plusieurs belles années sur la côte de la mer du Nord. En 2008, j'ai écrit mon premier livre, "A la fracture des époques".

Sous la pression d'une force invisible, en 2009, nous avons été contraints de quitter la Belgique pour la Bulgarie - la patrie de ma femme, et là nous avons continué notre activé d'entreprise familiale. En Bulgarie, nous étions confrontés au problème des animaux errants. Au début, nous avons simplement nourri les chiens affamés qui venaient près de chez nous ou au bureau. Après un certain temps nous avons créé une organisation caritative et soignons et nourrissons les animaux de toute la région. Ce furent les années les plus difficiles de ma vie, mais pas à cause du sous-développement du pays, mais à cause de la souffrance émotionnelle pour le sort des animaux sans abri, qui ont été impitoyablement exterminés par la population locale...

En 2013, en Bulgarie, j'ai écrit le livre "Sans droit à la vie", qui comprenait à la fois des articles et des essais socio-politiques, ainsi que des récits sur les animaux de Bulgarie. Le livre a été publié en russe et en bulgare. Après avoir vécu en Bulgarie pendant environ sept ans, toute ma famille a déménagé en France avec nos quatre chiens et nos quatre chats sauvés de la rue. En France - dans la patrie de Voltaire, dans la république, où pour la première fois dans l'histoire de l'humanité le plus grand slogan a été proclamé : " liberté, égalité et fraternité." Ici, en France, j'ai écrit mon troisième livre, "Paris assiégé", qui a été traduit en français et publié à Paris.

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