Auteur d'un récit avec un fond autobiographique relatant l'histoire d'un enfant d'immigré dyslexique à l'allure de bohémien. Quand la passion de l'auteur pour Tolkien se mêle à un procédé cathartique, cela donne Pantophobia, l'histoire d'un garçon pantophobe qui rêve de devenir magicien.
Le héros Sam, traité de "bohémien" toute sa vie, apprend à dépasser le mauvais traitement des autres, à outrepasser son "autisme" pour aller vers les autres. Parti de loin à cause de tous ses handicaps, il prend goût aux défis et cela forge son caractère.
C'est une façon pour l'auteur de dénoncer une société cosmopolite où certaines minorités sont parfois marginalisées, humiliées dès l'entrée à l'école. ainsi que les dysfonctionnements d'un système scolaire "profané" par l'idéologisme et la non recherche d'excellence.
Mais en vérité, Pantophobia n'est qu'une métaphore qui traite de nombreux enjeux contemporains : la dyslexie, l'égalité des chances, la xénophobie, la maltraitance sur ses propres enfants, le harcèlement à l'école, le rapport à l'argent d'un père de famille, le vivre ensemble dans un ménage ou encore le Haut Potentiel. Le héros n'est plus un "élu" mais un dyslexique qui compense son handicap par son Haut Potentiel (qui n'est pas vraiment un don non plus en soi).
L'auteur déroule dans ce texte le fil de son combat personnel quotidien en vue de son intégration. De son enfance difficile jusqu'à la paix d'un foyer. Une vie " normale ", gagnée de haute lutte. Pantophobia est avant tout une leçon de vie, un livre qui redonne foi en elle.