Née le 4 septembre 1980 à Marseille, j’ai grandi avec deux obsessions : inventer des mondes et bouger en musique. Enfant, je disparaissais des heures dans la forêt, à bâtir des cabanes, des personnages, et des spectacles (public familial sur chaises alignées compris ! ). La danse m’accompagne depuis mes quatre ans, la musique depuis toujours.
L'amour pour la lecture est arrivé plus tard, vers la fin de l’adolescence, mais a pris toute la place. Le déclic d’écriture, lui, s’est produit pendant ma Maîtrise de Lettres modernes : en rédigeant mon mémoire, j’ai compris que je n’avais plus envie d’arrêter. Mes premières amours littéraires penchaient vers l’aventure, puis le fantastique et l’horreur ont revendiqué leur territoire : Stephen King, Oscar Wilde (Le Portrait de Dorian Gray), Mary Shelley (Frankenstein)… En prépa, Balzac, Zola, Flaubert ont aiguisé mon style. Et puis Le Dernier des Mohicans de James Fenimore Cooper a retourné la table : il a éveillé en moi une fascination durable pour les cultures amérindiennes, leur lien au vivant, leur respect des animaux et leurs traditions ancestrales.
De là est née Leïka, le pouvoir de la marque. Longtemps, une image m’a hantée : une tache de naissance en forme de soleil. J’ai rêvé ce symbole, je l’ai dessiné, poli, jusqu’à ce que les mots s’imposent et fassent naître Satinka et Ohanzee.
Côté grand écran, car je suis une grande cinéphile, je puise mon énergie dans les récits d’aventure et les univers envoûtants : Danse avec les loups, La Forêt d’émeraude, Légendes d’automne, The Revenant, Apocalypto, Prey… et aussi L'histoire sans fin, Le Labyrinthe de Pan, Avatar, Sleepy Hollow, The Crow, Donnie Darko, Entretien avec un vampire, The Shining. Quand j’écris, je cadre mes scènes comme au cinéma : décor, lumière, mouvements. Mon écriture invite au voyage, entre ombre et clarté, là où des âmes cabossées croisent des destins plus grands qu’elles.