R.E. DIDIER

Je suis venu à l’écriture presque par hasard, avec beaucoup de temps à combler et une imagination qui s’est chargée du reste.

Mes premières histoires sont nées de mon quotidien. J’ai commencé par observer ce qui m’entourait, puis à le déformer, jusqu’à laisser le surnaturel s’y installer.

Mon deuxième roman m’a ramené vers des souvenirs plus personnels, ceux de l’enfance, de l’absence et du deuil. L’écriture est alors devenue une façon de revisiter certaines émotions, avant que la fiction ne transforme, arrange et réinvente le reste.

Pour le troisième, je suis revenu au présent et au monde du travail : des années d’expériences, des personnalités qui n’auraient probablement jamais choisi de se côtoyer et ces interactions humaines imposées par la vie professionnelle. Avec une question en toile de fond : que se passerait-il si ce fragile équilibre finissait par exploser ?

Aujourd’hui, j’écris comme j’ai commencé : pour occuper mon temps libre, observer ce qui m’entoure et voir jusqu’où mon imagination peut le déformer.

J’écris souvent la nuit. Chez certains, elle porte conseil. Chez moi, elle apporte surtout des idées étranges.

Il ne reste plus qu’à en faire des romans.

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