William Widmaier a exercé pendant de nombreuses années comme cadre supérieur dans le marketing et le design, avant de se consacrer pleinement à sa véritable vocation : l’écriture. Bien qu’il ait longtemps mené une vie parallèle dédiée aux mots — chroniqueur pour des magazines, éditeur du projet The Memoirs Project pour le Consulat de France (afin de préserver les témoignages d’anciens combattants américains ayant participé à la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale) et scénariste de longs métrages produits —, c’est dans la fiction que sa voix a trouvé sa forme la plus authentique.
En 2010, il a publié son premier roman, A Feast at the Beach, salué par la critique. Cette œuvre semi-autobiographique lumineuse retrace un parcours initiatique sur les rivages ensoleillés et au cœur de la vie vibrante de Saint-Tropez, où il a passé une grande partie de son enfance. Avec tendresse et un regard teinté d’ironie, le roman capture les textures riches de la vie familiale franco-américaine — ses saveurs, son humour et ses délicates complexités.
À la fin de l’année 2020, William a quitté le monde de l’entreprise et la Californie pour s’installer avec son épouse dans un domaine du XVIIIᵉ siècle en Occitanie, dans le sud-ouest de la France. Entouré de murs de pierre anciens et d’un jardin qui continue de s’épanouir sous ses soins, il vit aujourd’hui au rythme de la restauration, des générosités saisonnières et des plaisirs contemplatifs de la vie à la campagne française.
C’est dans ce cadre qu’est né The Laughter of Small Gods (2024), un recueil de nouvelles évocatrices, de poèmes et de murmures intimes — autant de regards furtifs sur des existences effleurées par le destin, le hasard ou l’intervention espiègle de petits dieux. Au sein de l’ouvrage, la série délicieuse et récurrente de Madame Chou Chou apporte un fil conducteur teinté d’esprit et de charme philosophique.
William travaille actuellement à son deuxième roman, dont la parution est prévue en 2026.
Quand il n’écrit pas, on peut le trouver en train de restaurer sa demeure historique, de s’occuper du jardin aux côtés de son épouse, ou de savourer les plaisirs simples et durables — bonne chère, bons vins et lumière dorée du sud de la France — qui continuent de nourrir son œuvre.