Olivier Maurel

Né à Toulon en avril 1937, deux ans avant la Seconde Guerre mondiale,

ayant assisté au sabordage de la flotte française du balcon du cinquième étage de l'immeuble où nous habitions, ma famille et moi,

ayant bien des fois couru aux abris quand les forteresses volantes américaines venaient bombarder Toulon,

ayant passé une semaine dans une cave au moment de la Libération de Toulon, les derniers jours au milieu d'une bataille qui se déroulait dans la pinède de la maison que nous habitions alors,

une de mes soeurs ayant été déportée à Ravensbruck pour avoir participé à la Résistance,

et enfin mon adolescence ayant eu pour toile de fond les guerres d'Indochine et d'Algérie, il n'est pas très étonnant que tous les livres que j'ai écrits aient porté sur la violence.

Les premiers sur les exportations françaises d'armements, édités par Maspéro en 1973 et 1977, un autre, collectif, avec notamment le général de Bollardière et Lanza del Vasto, sur la défense civile non-violente en 1975, édité par le journal écologiste La Gueule ouverte en 1975.

Plus tard, le livre d'Alice Miller, C'est pour ton bien, m'a convaincu que presque toutes les violences commises ont pour origine les violences subies. Et c'est ce thème que j'ai développé, notamment à propos de la violence éducative, dans tous mes derniers livres. D'abord dans un livre à destination des parents pour les informer sur la réalité et sur les effets de la violence éducative : La Fessée (La Plage, 2001 et 2004). Puis dans un dialogue avec un psychanalyste, Michel Pouquet, sur l'origine de la violence : Oedipe et Laïos (L'Harmattan, 2003). Puis dans un livre plus philosophique où j'ai essayé de montrer que la pratique de la violence éducative a créé une véritable culture de la violence et nous a donné de notre propre nature une conception très sombre et erronée : Oui, la nature humaine est bonne (Robert Laffont, 2009).

Toujours sur la violence, mais sur un thème un peu différent, j'ai écrit des Essais sur le mimétisme (L'Harmattan, 2002) inspirés des idées de René Girard.

Enfin, j'ai été très intéressé par un livre écrit au XVIIe siècle par un jésuite allemand sur la persécution des sorcières : Cautio criminalis, que j'ai retraduit et préfacé et qui a été publié sous le titre : Allemagne 1631, Un confesseur de sorcières parle (L'Harmattan, 2000).

Avril 2011 : je viens de terminer un livre consacré aux effets surprenants de la violence éducative sur les sciences humaines.

Dernières nouvelles au 29 décembre 2016 : J'ai publié en 2015 un livre auquel je tiens beaucoup : Vingt siècles de maltraitance chrétienne des enfants, préfacé par la théologienne protestante Lytta Basset. J'y montre comment le fait d'avoir perpétué la pratique de la violence éducative sur les enfants et de ne pas avoir tenu compte des paroles de Jésus sur les enfants qui les présentent comme des modèles ("Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent"), a provoqué l'échec de l'Eglise face à la violence. Ce livre n'est malheureusement pas présent sur Amazon. Il faut le commander aux éditions Encretoile.

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