"Paysan de Paris" d'origine normande, Jacques Guilloreau présente un parcours quelque peu atypique. Il commence d'abord sa vie en manquant la perdre, avec un baptême du feu à neuf ans et gravement blessé lors d'un raid aérien en Normandie, durant la Seconde Guerre mondiale.
Sorti, selon son expression, de la "fameuse école SLEC (Sait Lire, Ecrire, Compter !)", il exerce diverses activités dont, entre autres, celles d'ouvrier agricole, laborantin, agent technico-commercial, photo-illustrateur free-lance, concepteur-rédacteur publicitaire, journaliste d'entreprise... "Des champs de labour aux champs sémantiques, il n'y a qu'un pas que j'ai allegro franchi !" dit-il.
Après avoir, comme la plupart, emprunté le parcours obligé de la littérature classique, puis s'être commis dans de délictueuses affaires de polars, il découvre l'univers du fantastique, de la science-fiction... Non pas du genre porté sur l'action mais qui invite à la réflexion. A la possibilité d'autres formes de vie, de mondes, d'univers...
Il se nourrit par ailleurs l'esprit d'ouvrages de vulgarisation scientifique lui permettant de voyager de l'infiniment grand (l'astrophysique) à l'infiniment petit (la physique quantique). "De mystérieux territoires autrement plus étonnants que les plus incroyables histoires de notre tragi-comédie humaine", déclare-t-il. "De la matière à pensée convenant tout à fait à mon imaginaire quelque peu en surchauffe !"