Né en 1966, Nil Borny n’était pas destiné à devenir “conteur d’histoire”.
Parisien de pure souche, il s’exile en banlieue à la recherche de verts pâturages qu’il ne découvrira jamais. Après avoir passé sa jeunesse à ne pas faire grand chose d’autre que l’imbécile, il réalise enfin son premier grand rêve : devenir livreur de Pizze (et oui, il y en a plusieurs), seul moyen d’acquérir une mobylette gratis.
Suite à un grave accident, causant la mort de plus d’une centaine de personnes, il apprend qu’il n’est pas judicieux d’associer de l’engrais, de la vodka et du white spirit avec un moteur à explosion. Par miracle, il s’en sort indemne et se résout à revoir ses ambitions professionnelles à la baisse.
Passionné de musique et de dessin, ses deux mains gauches ne l’aident pas à percer dans ce domaine. Néanmoins courageux, il s’inscrit aux beaux-arts où il en sortira quelques années plus tard en tant que sculpteur sur galets (véritable hantise à dégoter).
Un beau jour, sur la fin de l’été de sa vie (ça en fiche un coup, quand même !), une irrépressible envie d’écrire le submerge et le pousse à coucher quelques lignes sur papier. Étonnamment, il se surprend à aimer cela et s’en ébaubi net. Sous les conseils avisés de proches, il essaye quelques temps de faire publier son labeur, pour finalement choisir la liberté de l’auto-édition, personne n’ayant encore reconnu l’immensité de ses talents à titiller la muse.