Ahmed Sheikh Abdirashid

MY JOURNEY TO OVERCOME CHALLENGES: UNLOCKING GATES OF OPPORTUNITIES AND SUCCESS.

Ce livre raconte le voyage de ma vie avec ma famille ainsi qu’avec mon parcours académique et professionnel. J’ai perdu mes parents et deux de mes sœurs avant mes quatre ans. J’étais souvent malade, mal nourrit, privé de soin, et maltraité par mon premier gardien. Mais ma famille élargie et moi avons tiré le meilleur parti de notre situation en partageant nos expériences et en trouvant de l’humeur dans le côté pratique de la vie. À mes six ans, un jeune homme qui était un parent éloigné m’a dit : « Vous ne grandissez pas comme les autres enfants ». Ensuite, il s’est levé le bras droit en me disant : « Si tu arrives à toucher mon bras, je te donnerai un chameau ». Je suis resté debout à côté de lui, les bras le long du corps et je lui ai dit : « Si toi tu arrives à toucher mes doigts sans te baisser ou te pencher je te donnerai un chameau ». Il rit et me dit : « C’est toi qui gagnes ! ». Ce livre souligne également le soutien que mes parents adoptifs m’ont donné à façonner mon avenir et les outils qu’ils m’ont fournis pour surmonter les obstacles, saisir les occasions, et réussir ma vie professionnelle. Lorsque je grandissais en tant qu’orphelin, j’ai rencontré des défis très durs, en particulier pendant les années quand j’habitais avec un oncle éloigné qui était mon premier gardien. Même quand j’étais petit enfant, je ne perdais jamais l’espoir et je rêvais en grand. Je ne savais pas si jamais j’arriverais à atteindre ces rêves ; toutefois je continuais de rêver que je rencontrerais des bonnes choses sur mon chemin. Une fois j’ai regardé un journal en me pensant « j’espère qu’un jour je pourrai aller à l’école et apprendre à lire et écrire. Le petit frère de mon père, Sadiq Hagi Ahmed, m’a sauvé la vie. Lui et son épouse, Fadumo Sheikh Mohamed, sont devenus mes parents adoptifs. Ils m’ont fourni des bons outils pour surmonter les défis et saisir les occasions. Ils n’étaient pas riches, mais tout de même j’étais content d’être avec eux. Je mangeais avec eux, et ils me faisaient rire et me rendaient heureux, et ça c’était ce dont j’avais le plus besoin. Ils m’ont laissé sentir que je faisais partie de leurs vies, et j’ai apprécié leur soin et leur amour inconditionnel. Conscient de ma vulnérabilité, je travaillais fort, je faisait face sans relâche, et je planifiais de réussir. Le matin j’allais à une école normale, et l’après-midi ma mère m’avais inscrit dans une école privée de langue anglaise. Elle me disait qu’apprendre les langues aiderait à me rendre plus désirable sur le marché du travail. Lorsque j’étais étudiant au lycée, j’avais trouvé emploi à temps plein. Même si j’aurais pu vivre de façon confortable avec le salaire de mon premier emploi, je voulais étudier la médecine, donc je travaillais dur et j’ai réussi à avoir une bourse d’études. Ensuite j’ai voyagé à l’étranger, j’ai étudié la médecine, et j’ai commencé à saisir des occasions supplémentaires. Je me suis spécialisé dans la Pédiatrie et ensuite je suis retourné à Somalie afin de lancer une carrière réussie. La guerre civile en Somalie de l’année 1990 a tout détruit. Nous étions obligés de fuir la Somalie, laissant derrière nous tout ce pour quoi j’avais travaillé, y compris les maisons, la terre, les revenus agricoles, et le travail. En 1991, j’ai demandé l’asile en Autriche. Ensuite j’ai déménagé au Canada en 1992 et j’ai recommencé une nouvelle carrière à zéro.

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