Voici quelques éléments sur mon activité d’écrivain.
Activité que je prends avec beaucoup d’humilité mais passionnément. Et librement
Je me refuse à adopter un « style littéraire », l’écriture est pour moi, un cheminement de l’esprit qui
correspond à un état de celui-ci. A certain moment, nous sommes soumis à de la nostalgie ou de la
tristesse, le genre poétique vient alors naturellement à l’écriture.
A d’autres instants, c’est la vie autour de nous, les gens dont nous faisons partie qui prennent le pas
et l’écriture devient argot, populaire, gouailleuse.
Et puis, certaines fois, elle est dramatique, réaliste parce que la situation impose ce style à la pensée.
J’ai dévoré la littérature américaine des années 40 à 80 (Jim Thompson, Charles William), elle parle
cruellement et lucidement de notre société. Je n’ai pas retrouvé cette force chez les auteurs
européens.
Par contre, Georges Brassens est mon maître pour son vocabulaire et son style inimitable et Jacques
Brel pour la force de son expression.
J’écris souvent lorsque je marche, dans le train, les gens autour de moi, leur comportement est
source d’inspiration. Je n’ai pas d’heure ou de moment, l’écriture est libre de venir me titiller à
n’importe quel moment, alors, je note, je griffonne et je mets en forme lorsque je rentre.
Lorsque j’ai pris la décision de publier, au retour d’une semaine de marche, j’ai, comme tout un
chacun, cherché un éditeur. Les réponses, les commentaires m’ont poussé à devenir mon propre
éditeur. Je ne me suis pas lancé dans cette belle aventure pour qu’un « comité de lecture » décide de
la suite de mes envies. J’accepte que les maisons d’éditions aient des exigences de rentabilité, je
refuse que ce soit un frein à ma liberté.
Des projets ? oui, de quoi m’occuper pendant les 120 prochaines années ! Il y a deux livres en
travaux, un déjà bien avancé que je peaufine, l’autre dont la structure est terminée. Ensuite, je
voudrais raconter les textes, lire face au public. De l’écriture, des échanges, des rencontres.
Sacha BARAULT