Tommy Blindheim est passionné par l’histoire depuis son enfance. Parmi ses premiers souvenirs figurent les moments passés sur les genoux de son grand père, à écouter ses récits sur la Seconde Guerre mondiale, puis la découverte d’œuvres telles que la Heimskringla, qui ont approfondi son intérêt durable pour le passé. Dès son plus jeune âge, l’histoire n’a jamais été pour lui une simple matière scolaire, mais une manière de comprendre le monde par la lecture, le questionnement, la comparaison des sources et la recherche de liens entre des peuples, des cultures et des traditions historiques éloignés.
Blindheim est historien et possède une formation universitaire en histoire, en philosophie et en histoire de la littérature. Ces disciplines ont influencé aussi bien sa manière d’aborder la recherche historique que son intérêt pour la façon dont les sociétés préservent, interprètent et transforment leur propre passé. Son travail associe une attention rigoureuse portée aux preuves historiques à un intérêt plus large pour les idées, le récit, la mythologie, la mémoire culturelle et la construction des récits historiques.
Son principal domaine d’intérêt est l’histoire des peuples des steppes et des sociétés nomades de l’Eurasie intérieure, notamment les Xiongnu, les Xianbei, les Huns, les Scythes, les Mongols et de nombreux autres peuples. Ceux ci ont profondément influencé le cours de l’histoire mondiale, mais une grande partie de leur propre histoire ne nous est parvenue que par des sources fragmentaires, hostiles ou indirectes, rédigées par leurs ennemis et leurs voisins. Blindheim s’intéresse particulièrement à l’examen critique de ces sources, à l’évaluation des preuves textuelles, archéologiques, linguistiques et comparatives, ainsi qu’à la reconstruction de récits plus clairs concernant des peuples souvent mal compris, simplifiés ou négligés.
Son premier ouvrage historique était consacré aux Xiongnu et à la question controversée de leur possible relation avec les Huns ultérieurs, un lien pour lequel il existe des arguments favorables comme défavorables et qui demeure un problème historique ouvert. Son deuxième livre porte sur les Xianbei, une autre grande puissance des steppes dont le rôle dans la transformation de l’Eurasie intérieure et du nord de la Chine mérite une attention bien plus importante. Ensemble, ces ouvrages constituent le début d’une série plus vaste consacrée aux grands peuples de la steppe eurasiatique, avec de futurs volumes prévus sur les Scythes et sur d’autres cultures nomades dont l’histoire continue de fasciner aussi bien les spécialistes que le grand public.
Parallèlement à ses recherches historiques, Blindheim élargit également son travail à la fiction historique et à la fantasy. Ces œuvres lui permettent d’explorer de nombreux thèmes déjà présents dans ses écrits historiques, notamment la mémoire, l’identité, les conflits culturels, la mythologie, le pouvoir politique et la lutte pour préserver le passé. Sa fiction historique s’appuie sur des événements réels, sur l’histoire personnelle et familiale, ainsi que sur des recherches approfondies, tandis que ses œuvres de fantasy sont influencées par la mythologie, le folklore, les sociétés anciennes et les traditions les plus sombres du récit historique.
Qu’il écrive des ouvrages historiques, de la fiction historique ou de la fantasy, l’intérêt central de Blindheim demeure le même : faire entendre des voix oubliées, étudier la manière dont le passé est conservé dans la mémoire et raconter des histoires captivantes sur les peuples et les individus qui ont contribué à façonner le monde.