Jan DEBERNARDI est né à Alger en 1945 de familles immigrées espagnoles et italiennes. Il y a fréquenté l’école Aumerat dans le quartier de Belcourt et fut élève au Conservatoire d’Arts Dramatiques. Il a poursuivi ses études à l’Ecole Normale de Nice et fut enseignant dans cette ville. En mai 1968, il quitta l’enseignement pour faire de l’animation musicale pendant quatre ans comme Disc-Jockey. En 1973 il intègrera la fonction publique sur des postes de gestion de marchés, libertés publiques et affaires juridiques, documentaliste.
Marié et père de quatre enfants dans une famille multiculturelle, il est engagé pour la défense et la promotion d’une meilleure éducation des enfants et la diffusion de la culture pour faire barrage à l’obscurantisme, l’intolérance, la haine et le racisme. Il se bat pour la sauvegarde de la liberté, de la laïcité et toutes les valeurs démocratiques de la France.
Il considère que le métissage de nos société est inscrit dans l’évolution du monde et qu’il est urgent d’œuvrer pour mettre fins aux inégalités quand certains meurent de faim pendant que d’autres meurent de suralimentation.
Il reste en contact avec d’anciens camarades du Maghreb qui déplorent comme lui le gâchis issus des conditions dans lesquelles l’Algérie a accédé à l’indépendance. Il cite souvent ces mots d’un ami Kabyle : « C’est peut-être un rêve fou, mais l’indépendance aurait pu se faire autrement et nous aurions pu continuer à vivre ensemble dans cette belle Algérie avec une nouvelle race, riche de ses différences ».
Cet auteur soutient l’analyse suivante : A l’image de ce qui fut fait pour la réconciliation avec l’Allemagne, il faut éduquer les générations montantes pour qu’elles ne perpétuent plus les injustices et les querelles du passé. On ne construit pas un pays sur la haine d’un autre. Il faut tout mettre en œuvre pour que nos enfants ne soient pas pris en otages par des idées fausses et apprennent à vivre ensemble (We got to live together).