The frontier of business growth is shifting from the giants to small and medium-sized enterprises. This book shows how these new pioneers can collaborate, innovate and export. It aims to show why emerging companies in new technology fields have to be "born global" just to keep their domestic business, why it is important to act quickly, and how many apparent problems (such as outside ownership of local companies) can be turned to advantage. The book also looks at the development of local communities - cities, boroughs and towns everywhere are developing their own strategic plans and foreign policies - and shows the three ways communities can succeed, explaining how to apply the lessons outlined.
Pour réussir dans une économie mondialisée, il faut avoir une approche globale
La clé de la réussite est d'adopter une attitude « cosmopolite », tournée vers l'extérieur. Toute tentation de repli sur soi et sur son environnement immédiat ne peut conduire qu'au déclin. Ceci vaut autant pour les entreprises que pour les communautés urbaines.
Pour appartenir à la classe dirigeante mondiale, il faut atteindre l'excellence dans au moins l'un des trois domaines suivants
Concepts, Compétence, Connections. La maîtrise de ces trois « C », c'est-à-dire l'innovation conceptuelle, le savoir-faire opérationnel et le talent relationnel, seront à la base du pouvoir et de la réussite au XXIème siècle.
Le libre-échange ne tuera pas les économies occidentales
La mondialisation des échanges est, au contraire, une opportunité pour le développement des économies locales et régionales. En misant sur leur propre capacité à faire le lien entre des activités et des réseaux mondiaux, elles pourront devenir à leur tour des capitales internationales, des pôles d'attraction pour la classe dirigeante mondiale. L'ouverture de l'économie sera alors pour elles synonyme de création d'emplois et non de délocalisations néfastes. --
Idées clés, par Business DigestRosabeth Moss Kanter a eu pour souci de réconcilier, dans son livre World Class, la globalisation de l'économie avec la présence de centres économiques locaux. World Class répond en cela aux craintes des agents économiques locaux soucieux de voir leur situation actuelle compromise par les contraintes nées de la mondialisation des échanges et des restructurations qu'elle induit. Il s'adresse à tous ceux désireux de comprendre et d'anticiper l'évolution du tissu socio-économique dans le monde industrialisé.
Rosabeth Moss Kanter introduit dans ce livre une idée à laquelle tout agent dans l'entreprise doit réfléchir : la sécurité de l'emploi ne procède plus aujourd'hui d'un statut, celui d'être salarié, mais d'une qualité, celle d'être « employable », soit susceptible d'être embauché n'importe quand par le plus grand nombre d'entreprises. Cette qualité s'aquiert pour le salarié, comme le souligne l'auteur, tant par ses compétences que par sa réputation dans son univers socio-professionnel.
En France, depuis cinq ans, il est évident que les salariés qui ont tiré leur épingle du jeu interviennent souvent dans des activités qui ont bénéficié de la concurrence internationale, par exemple, les activités de marchés de capitaux pour certaines banques françaises ou l'édition de logiciels liés aux bases de données et aux réseaux. Les entreprises françaises, y compris celles dont l'activité n'est pas directement en prise avec l'internationalisation, sont aujourd'hui confrontées à la nécessaire adaptation de leur structure.
Pour y parvenir doivent-elles, comme le préconise Rosabeth Moss Kanter, satisfaire à la règle des trois « C », concepts, compétences, connexions ? En France, la difficulté ne réside pas dans l'acquisition des deux premiers « C ». En effet, les compétences françaises ont été reconnues de longue date ainsi que notre aisance dans le maniement des concepts. En revanche, le bât blesse au troisième « C ». Par connexion, il faut entendre selon Rosabeth Moss Kanter, le talent relationnel, soit la capacité à mettre en relation et à faire entrer en communication des organisations et des hommes. Il s'agit donc en France de permettre aux structures locales d'entrer en communication facilement et à moindre coûts avec toute entité, en France ou ailleurs. Or, rares sont les entreprises régionales qui sont parvenues à concilier efficacement leur engagement régional avec les exigences d'un marché international. Il faut citer Infogramme (Lyon) et Michelin (Clermont-Ferrand). La réalité économique française s'inscrit aujourd'hui dans la coexistence de régions autonomes et spécialisées, parmi lesquelles la région parisienne, qui sera de moins en moins le passage obligé de la communication interrégionale. Toutefois, force est de constater que seule la région parisienne a véritablement pris part à la globalisation.
Plus que jamais nos dirigeants sont investis du devoir d'accélérer le processus d'amélioration de la communication terrestre interrégionale et d'inciter le développement de noeuds de communication régionaux : réseaux numériques de téléphone, TV, radio, informatique. Telle est la clé du succès, dit Rosabeth Moss Kanter, mais tel est l'incontournable mal français ! Ne doutons pas que la construction de l'Europe nous aidera à le guérir . -- Gilles Dufour -- -- Business Digest