The focus of this book is how developing nations can learn to compete successfully in the global economy by applying the principles of competitive analysis. Seven key patterns of underperformance are identified and principles and practices are offered for overcoming them.
Basés sur de nombreuses expériences acquises sur le terrain par les deux auteurs, Michael Fairbanks et Stace Lindsay, dans les pays dits en voie de développement (Haïti, le Pérou, la Bolivie...), ce livre est à la fois instructif et provocateur.
D'une manière vivante, avec de nombreuses descriptions de cas réels provenant des secteurs privé et public, les auteurs tentent de discerner les conditions nécessaires à la réussite d'un développement durable pour les gouvernements et les entreprises opérant dans ces pays et dans le contexte actuel d'une économie mondiale.
Comme l'indique Michael E. Porter dans la préface, ce livre complète très adroitement son propre ouvrage sur les avantages comparatifs des Nations publié en 1990. En effet, l'approche «Bottom-up» relativise l'importance de l'accès aux richesses naturelles d'un pays ou d'une entreprise pour mettre l'accent sur leurs richesses intrinsèques, c'est-à-dire le niveau général de l'enseignement, la capacité structurelle à l'innovation et le potentiel humain.
En ne mettant pas en cause la dynamique économique qui domine le monde actuellement, ce livre soulèvera je l'espère de vives réactions chez le lecteur européen. En effet, accepter un tel mode de concurrence absolue qui valorise de moins en moins les ressources naturelles et humaines de la Terre, entraîne nécessairement gaspillage, conflits et, pour les pays dejà développés, régression des acquis sociaux.
Contrairement aux auteurs, je me réjouis que des politiciens dans d'autres pays tentent d'inventer de nouvelles formes de développement non systématiquement liées à une compétition débridée. Le développement et la croissance n'ont pas de sens s'ils nient l'humain et détériorent le système vivant (la biosphère) en puisant ou polluant les ressources naturelles.
Toutefois, ils ont malheureusement raison. Pour réussir économiquement, c'est-à-dire en termes de croissance mesurée uniquement en PNB, les politiciens d'aujourd'hui, en particulier dans ces pays, doivent perdre tout espoir d'avoir une valeur ajoutée «culturelle» et prendre l'attitude de «super gestionnaires» d'une méga entreprise qui cherche à optimaliser des «business systems» et à exploiter des «niches». Quel paradigme cela nous réserve-t-il ?
Leurs mises en garde et recommandations ne s'adressent d'ailleurs pas uniquement aux responsables politiques et aux chefs d'entreprises des pays en voie de développement mais aussi à nos gouvernements et à nos dirigeants d'entreprises qui continuent à être déphasés par rapport à la tendance dominante.
Les auteurs opposent judicieusement les vieux modes de pensée basés essentiellement sur l'accès à des coûts de matières premières bon marché, dont le travail, pour mettre l'accent sur l'importance croissante dans le monde actuel d'autres éléments tels que la flexibilité, la rapidité de l'innovation et, d'une manière générale, un mode de pensée plus holistique que linéaire.
En conclusion, c'est un livre qui aidera non seulement tous ceux et celles qui opèrent dans les pays en voie de développement mais aussi ceux et celles qui réfléchissent à de nouvelles manières d'aborder la gestion sur le «vieux continent» et aux conditions nécessaires pour retrouver le plein emploi.
Enfin, comment ne pas rêver aussi au périple extraordinaire que les deux auteurs ont dû réaliser pour accumuler une telle richesse d'expérience humaine et professionnelle, d'abord comme coopérants dans le monde associatif de ces pays, puis en tant que conseillers aux plus hauts niveaux de la politique et de l'entreprise. -- Cédric Du Monceau -- -- Business Digest
Les voies qui ont pu, par le passé, conduire certains pays en voie de développement sur le chemin de la croissance, ne sont plus valables
De nombreux exemples démontrent le danger qu'il y a à poursuivre des stratégies, qui ont été efficaces pendant un temps, mais qui sont devenus obsolètes.
Sept faiblesses peuvent être identifiées dans les pays en voie de développement
Ces faiblesses sont : une compétitivité basée sur des avantages concurrentiels insuffisamment élaborés (ex. grandes ressources en matières premières), un manque de d'informations sur les clients et les concurrents, un manque d'intégration dans une filière et de coopération entre entreprises, des préjugés nocifs, et un paternalisme d'État omniprésent.
Les faiblesses peuvent être transformées en opportunités si la nécessité du changement est intégrée par les acteurs impliqués
Les entreprises doivent, notamment en investissant dans leur savoir, adopter un fonctionnement davantage tourné vers la rentabilité. Les gouvernements doivent clarifier leur rôle vis-à-vis du secteur privé. Tous doivent adapter à la donne mondiale leur conception de la croissance. -- Idées clés, par Business Digest