Illustrations de collection
Livres illustrés par Bernard Buffet
Livres illustrés par Gustave Doré

Deux points peuvent être considérés quand il est question de l’illustration de livres anciens : qui en est l’auteur et quelle méthode a été utilisée pour la créer.


Les illustrateurs

illustrations des livres anciens

Le travail d’un illustrateur peut avoir un gros impact sur la valeur d’un livre et l’intérêt que les collectionneurs y portent. La vraie édition originale est généralement la plus recherchée mais les pièces artistiques d’un illustrateur célèbre peuvent donner plus de valeur à une version postérieure.  Les exemples les plus connus de réédition sont l’édition d’Ulysses de James Joy illustrée par Henri Matisse ou bien celle de Don Quichotte illustrée par Dali.

En créant votre collection autour d’un illustrateur spécifique, il est conseillé d’investir dans une ou plusieurs bonnes bibliographies et, de même, de se familiariser avec des ressources en ligne comme Worldcat.org et autres site recommandé dans la page….

Il y a une large palette d’illustrateurs qui plaisent aux collectionneurs de livres anciens. Parmi les plus célèbres illustrateurs de livres, nous pouvons en citer quelques-uns tels Kay Nielsen, Edmund Dulac, Arthur Rackham, Gustave Doré , Grandville, Ferdinand Raffin. D’autres artistes très connus comme Picasso, Dali ou Chagall ont aussi participé à l’illustration de livres.


Les différentes méthodes d’illustration

On peut en apprendre beaucoup sur un livre grâce à ses illustrations et à la façon dont elles ont été créées. Certains bibliophiles se passionnent pour une certaine technique d’illustrations et vont intentionnellement rechercher tous les ouvrages qui pourraient entrer dans cette catégorie. Nous vous présentons les principales méthodes d’illustration dans leur ordre chronologique d’apparition :


illustrations des livres anciens

Les dessins à la main

Le travail d’un illustrateur peut avoir un gros impact sur la valeur d’un livre et l’intérêt que les collectionneurs y portent. La vraie édition originale est généralement la plus recherchée mais les pièces artistiques d’un illustrateur célèbre peuvent donner plus de valeur à une version postérieure.  Les exemples les plus connus de réédition sont l’édition d’Ulysses de James Joy illustrée par Henri Matisse ou bien celle de Don Quichotte illustrée par Dali.




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L’enluminure

Le travail d’un illustrateur peut avoir un gros impact sur la valeur d’un livre et l’intérêt que les collectionneurs y portent. La vraie édition originale est généralement la plus recherchée mais les pièces artistiques d’un illustrateur célèbre peuvent donner plus de valeur à une version postérieure.  Les exemples les plus connus de réédition sont l’édition d’Ulysses de James Joy illustrée par Henri Matisse ou bien celle de Don Quichotte illustrée par Dali.




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La gravure en relief ou la xylographie

La gravure sur bois, aussi appelée xylographie, puise ses sources dans les débuts de. Elle fait partie des gravures en relief. L’artiste dessine sur une planche en bois ; il évide tout autour du tracé et encre les parties qui sont en saillie. Il y place ensuite au-dessus une feuille de papier et met sous presse. La gravure sur bois permet aussi la reproduction de textes. On peut donc facilement intégrer les gravures dans la composition des pages.




Il existe deux types de gravures sur bois :

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Le bois de fil

C’est la méthode utilisée depuis le début de l’invention de la gravure sur bois. Le graveur utilise une pièce de bois dans le sens des fibres pour effectuer son travail. La tâche n’est pas compliquée mais elle n’est pas d’un grand détail. Elle restera le type d’illustration le plus utilisé jusqu’à la fin du XVIème siècle mais redevint à la mode à la fin du XIXème lorsque de célèbres artistes revisitèrent la technique comme  Félix Vallotton ou Edward Munch.




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Le bois debout (ou de bout)

La gravure sur bois qui fut presque abandonnée durant plusieurs siècles connût une seconde jeunesse à la fin du XVIIIème siècle avec les travaux de  Thomas Bewick. Il réalisait généralement ses travaux dans des bois plus durs et gravait « le bout » (l’extrémité) d’une bûche ou d’un bloc plutôt que le coté d’où le nom de la technique. La gravure réalisée est ainsi beaucoup plus fine et permet plus de détails que sur le bois de fil.




La gravure en creux

Apparu dans la première moitié du XVe siècle, ce type de gravure est principalement pratiqué sur métal. Au contraire de la gravure en relief, l'image est incisée dans le support et l'encre est retenue dans les sillons creusés. Sous la presse, les fibres du papier humidifié viennent recueillir l'encre.

Au sein de cette famille, on distingue plusieurs techniques :


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Au burin

C’est le nom de l’outil dont se sert le graveur pour creuser le cuivre en suivant les traits d’un dessin préétabli. La plaque est encrée entièrement puis essuyée en prenant soin de laisser l’encre dans les sillons. Après la mise sous presse, la feuille de papier porte l’empreinte de la plaque de cuivre, la cuvette. Cette technique est utilisée dès le XVIe siècle.





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Eau-forte

L’eau-forte est un acide qui attaque le cuivre. La plaque est enduite d’un vernis sur lequel l’aquafortiste dessine à l’aide d’une pointe métallique, mettant ainsi le cuivre à nu. On plonge le tout dans un bain d’acide qui attaque toutes les parties découvertes. Plus la plaque de métal reste dans l’acide, plus les sillons sont profonds. Une fois le dévernissage terminé, l’artiste procède comme pour le burin.




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Aquatinte

L'aquatinte  est un procédé d'eau-forte par lequel on obtient différentes tonalités (lavis, pointillé ou tramé) en fonction de la période, plus ou moins prolongée, que passe la plaque de cuivre dans un bassin d'acide.






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Manière noire ou Mezzotinto

Cette méthode utilise comme support une plaque de cuivre qui est travaillée sur toute sa surface avec différents outils. Le résultat imprimé présente une large gamme de nuances, du blanc au noir profond en passant par le gris.






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La lithographie

Elle ne doit pas être confondue avec la lithogravure qui consiste à graver en creux des plaques de pierre. La lithographie est apparue à l’extrême fin du XVIIIème siècle et fut en vogue durant une grande partie du siècle suivant. L’artiste exécute le tracé directement sur la pierre au moyen d’un crayon gras. Le dessin est fixé avec de la gomme arabique. Une feuille est posée sur la pierre avant la mise sous presse.




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La chromolithographie

Elle se produit exactement de la même façon que la lithographie  mais nécessite l’utilisation d’une pierre différente pour chaque couleur et, de ce fait, plusieurs passages sous presse.