A propos de cet article
Paris, chez l'ingénieur Chevallier, 1830. In-8° de (VIII) 152 pages et une planche dépliante, exemplaire broché sous un fac-simile de la couverture originale de papier vert de l'imprimeur, dos insolé, rousseurs et traces d'humidité, moisissures sur la première page de faux-titre. Exemplaire signé par l'auteur en signe de garantie. Quatrième édition (1818, d'après le CCFR) de l'ouvrage du démonstrateur de chimie, ancien apothicaire et manufacturier rouennais, inventeur d'un instrument permettant de mesurer la quantité d'alcali contenu par une soude ou une potasse. La particularité de la présente démonstration consiste à prolonger la fonction initiale de l'alcalimètre pour l'étendre à la mesure du vinaigre appliqué au vin ainsi qu'à celle du chlorure, destinée cette fois au secteur de la blanchisserie. Decroizilles dit lui-même dans sa dédicace à Alexandre de Fontenay (son mécène) : « L'opuscule dont je publie aujourd'hui une nouvelle édition (.) est devenu le manuel des manufacturiers ». Dans l'« Avis » initial de notre ouvrage, l'auteur précise : « Je termine cette édition par la description de mon premier petit alambic d'essai, parce qu'elle est désirée par les personnes qui veulent avoir cet instrument ». Ledit alambic est « surtout utile aux personnes qui s'occupent de la fermentation, avec le but d'obtenir des vins de groseilles, de cerises, de pêches, etc. ». Cette invention n'est pas sans lien avec une autre invention du même chimiste : le bertholli-mètre, présenté en 1794, comme Descroizilles le précise lui-même dans l'édition de 1924. Cette invention faisant suite aux recherches de Berthollet sur le blanchiment par le chlore, Descroizilles élaborait cet instrument afin d'établir le degré voulu en eau de chlore décolorante. Cet ouvrage et ces démonstrations montrent à quel point Descroizilles tient à transmettre son savoir de chimiste à ses anciens collègues manufacturiers « qui s'occupent d'art chimique » (édition de 1924). Les dernières pages de l'ouvrage consacrées à un « Essai des savons » le prouve : « L'addition de la cire, pour solidifier et pouvoir séparer les plus petites molécules d'huile, est une idée fort ingénieuse (.) elle fera sans doute cesser les incertitudes de quelques-uns des consommateurs de savons (.) ceux, par exemple, qui s'occupent du décreusement de la soie ». ï CHRISTOPHE, Roger, L'analyse volumétrique de 1790 à 1860. Caractéristiques et importance industrielle. Evolution des instruments. In: Revue d'histoire des sciences, tome 24, n°1, 1971. pp. 25-44. ï DUVAL, Clément, Du berthollimètre de Descroizilles à la sonde de Castaing. In : International Union of Pure and Applied Chemistry, 1971, p. 695-708.
N° de réf. du vendeur 4340
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